Dans une conversation, ce que nous voyons est parfois plus important que ce que nous entendons.

Dans une conversation, ce que nous voyons est parfois plus important que ce que nous entendons, selon une étude américaine.
Lorsqu'une conversation a lieu, notre cerveau traite simultanément les informations visuelles et auditives. Cependant, en cas de légère contradiction entre ces deux sources, les signaux visuels dominent. C'est ce que révèle une recherche menée aux États-Unis sur des adultes souffrant d'épilepsie sévère, dont le crâne avait été ouvert en prévision d'une intervention chirurgicale. Des électrodes ont été placées directement sur la surface de leur cerveau pour analyser les ondes cérébrales.
Les participants ont visionné une vidéo d'une personne articulant les sons « ba », « va », « ga » ou « tha ». Trois scénarios ont été testés : un mouvement des lèvres correspondant parfaitement au son (ex. : vue et audition de « ba ») ; un décalage important, comme dans un doublage approximatif (ex. : vue de « va », audition de « tha ») ; ou un léger décalage (ex. : vue de « ba », audition de « va »).
Les résultats indiquent que les sujets ont été trompés uniquement dans le cas de léger décalage. L'analyse des signaux cérébraux montre que, dans les deux premiers scénarios, les zones auditives étaient plus actives que les visuelles. À l'inverse, dans le troisième, les zones visuelles prédominaient.
Les chercheurs espèrent que ces découvertes aideront à mieux comprendre des troubles comme la dyslexie. Ils suggèrent également d'intégrer des caméras aux aides auditives et logiciels de reconnaissance vocale pour améliorer leur performance. (ev)
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