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Le grattage chez les singes rhésus : un mécanisme de défense contre l'agressivité

Le grattage ne soulage pas seulement les démangeaisons. Chez les singes rhésus, ce geste réduit l'agressivité de leurs congénères, selon une étude menée par Jamie Whitehouse, doctorant en psychologie évolutionniste à l'Université de Portsmouth.

« En tant que singe, il est utile de montrer votre stress aux autres. De cette façon, le gratteur et les spectateurs évitent les conflits », explique Jamie Whitehouse.

Se gratter n'est pas qu'un réflexe face à l'incertitude : c'est un signal de stress chez les humains et les primates.

Personne n'aime paraître stressé, mais cela peut être avantageux. Jamie Whitehouse a observé 45 singes rhésus sauvages sur une île de Porto Rico. Lorsque un dominant s'approche d'un subordonné, le risque d'attaque agressive est normalement de 75 %. Mais si le subordonné se gratte pour signaler son stress, cette probabilité chute à 50 %.

« Les individus clairement stressés peuvent sembler affaiblis ou imprévisibles. Les attaques deviennent alors inutiles ou risquées », déclare Whitehouse. « En affichant ce stress, la situation s'éclaircit et le conflit s'avère superflu, favorisant la cohésion du groupe. »

Ce comportement similaire chez l'humain pourrait éclairer l'évolution du stress. Nos gestes nerveux contribuent peut-être à la paix sociale.

Moins de risques de conflits

Renforcer l'esprit de groupe

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