Les femmes semblent mieux équipées pour faire face au stress grâce aux œstrogènes, un facteur protecteur démontré chez les rats.

Les œstrogènes protègent les femelles contre les effets néfastes du stress sur la mémoire, contrairement aux mâles.
Dans une étude menée à l'Université de Buffalo, de jeunes rats ont été soumis à un stress physique périodique pendant une semaine. Chez les femelles, cela n'a eu aucun impact sur leur capacité à reconnaître et mémoriser des objets. En revanche, les mâles ont présenté une altération de la mémoire à court terme.
Cette différence s'explique par les récepteurs de la glutamine dans le cortex préfrontal, région cérébrale impliquée dans la mémoire de travail, les émotions et la prise de décision. Une étude précédente de ces chercheurs avait révélé que le stress provoque une perte de ces récepteurs chez les jeunes rats mâles. Les nouvelles recherches montrent que les femelles en conservent, grâce à l'œstrogène produit par le cerveau. Les femelles privées d'œstrogènes ont obtenu de pires résultats aux tests, tandis que les mâles supplémentés en œstrogènes étaient mieux protégés contre les effets du stress.
Des études antérieures confirment que les femmes résistent mieux au stress chronique. Si les chercheurs identifient un moyen d'imiter cet effet protecteur des œstrogènes sans ses impacts hormonaux, cela pourrait révolutionner les traitements des troubles liés au stress, comme rapporté dans l'édition en ligne de Molecular Psychiatry en 2020.
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