Une étude unique et controversée va bientôt démarrer à Gand auprès de personnes séropositives.

Une étude unique et controversée va bientôt démarrer à Gand auprès de personnes séropositives.
Le VIH, virus responsable du sida, excelle dans le camouflage. Il mute fréquemment et s'infiltre dans les cellules profondes de divers organes et tissus. C'est pourquoi les traitements antirétroviraux, bien que complexes, peinent à l'éradiquer complètement.
Traitement temporairement suspendu chez des séropositifs stables
Pour localiser précisément les réservoirs viraux, des chercheurs de l'Université de Gand et de l'UZ Gent lancent une étude inédite. Chez dix patients séropositifs de longue date, contrôlés par leurs médicaments quotidiens, le traitement sera temporairement interrompu. L'objectif : identifier l'organe où le virus réapparaît le plus rapidement.
Avant l'été, ces volontaires subiront des biopsies de plusieurs organes et tissus vitaux. Ces échantillons serviront de référence pour comparer la charge virale post-interruption.
L'arrêt médicamenteux durera trois à cinq semaines – une période courte compte tenu de la lenteur d'infection du VIH, bien que controversée. Une fois le virus détecté dans le sang, les scientifiques traceront son foyer principal.
"Nous supprimons efficacement le VIH par les médicaments, mais il persiste en se cachant", explique le Pr Linos Vandekerckhove, responsable de l'étude à l'UZ Gent. "Nous voulons cartographier ces refuges, vérifier s'ils sont constants ou aléatoires, et y déceler un schéma."
Cette recherche est unique : pour la première fois, des patients vivants participent à une telle investigation fondamentale. Les équipes de Gand collaborent avec des experts américains et australiens.
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