« L'étude que vous venez de publier est-elle une blague ? » C'est la question inédite que Dieter De Cleene, rédacteur en chef d'Eos, a posée à un scientifique. Une recherche sur le lien entre consommation de légumes et décès dus au Covid-19 a semé le doute.
Une équipe de chercheurs principalement français, espagnols et portugais a comparé les taux de mortalité Covid dans divers pays européens à leurs habitudes alimentaires. Les disparités de mortalité varient fortement, et les auteurs suggèrent un rôle des régimes riches en antioxydants présents dans les légumes.
Résultat : dans les pays consommant plus de chou et de concombres, la mortalité Covid est plus faible. À l'inverse, une consommation accrue de laitue est associée à un risque plus élevé. Aucune corrélation significative n'a été observée pour les courgettes, épinards ou tomates.

Scepticisme garanti. Publiée en preprint sur MedRxiv sans relecture par les pairs, cette étude illustre les faiblesses de certaines recherches Covid précipitées.
Peut-être que les chercheurs voulaient exposer la mauvaise qualité des préimpressions Covid
Sur Twitter, les scientifiques y voient souvent une parodie, moquant les corrélations hasardeuses en épidémiologie.
« Je suis un scientifique respecté et je ne plaisante jamais sur le Covid-19 », rétorque un auteur principal. Il évoque ses travaux antérieurs sur les légumes fermentés et le Covid.
Reste à espérer que cette étude soit une satire révélant les pièges des préprints.