Les expériences de fusion nucléaire nécessitent généralement d'énormes installations. Pourtant, depuis plusieurs années, physiciens et ingénieurs explorent les réacteurs à fusion compacts, adaptés à un laboratoire standard et même mobiles.
La plupart des projets de fusion, comme le gigantesque tokamak d'ITER dans le sud de la France, sont imposants. À partir de 2025, ITER étudiera des réactions de fusion prolongées dans un plasma de deutérium (et ultérieurement de tritium).
Pour miniaturiser ces réacteurs, les chercheurs reviennent à des concepts des années 1940, époque où la science nucléaire était naissante, tels que la machine Z-pinch.
Cette dernière consiste en un simple tube cylindrique rempli d'un mélange d'hydrogène et de deutérium. Un puissant courant électrique génère un champ magnétique qui comprime le plasma ionisé. Cela permet occasionnellement des fusions : les atomes forment de l'hélium en libérant des neutrons à haute énergie.
Des physiciens américains viennent de maintenir un plasma de fusion – où des réactions ont lieu – pendant 16 microsecondes, un record pour la Z-pinch, qualifiant ce plasma de stable.
Cette avancée renforce l'intérêt pour les réacteurs à fusion compacts, ouvrant la voie à des technologies plus accessibles.