Des chercheurs ont identifié une phase solide et stable du plutonium, une découverte prometteuse pour améliorer l'élimination des déchets nucléaires radioactifs.
Une équipe internationale a mis au jour par hasard une nouvelle phase d'alliage de plutonium, à la fois solide et stable.
Les physiciens tentaient de synthétiser des nanoparticules de dioxyde de plutonium (PuO2) à partir de divers précurseurs, dont le plutonium(IV). Ils ont observé une réaction inhabituelle : le processus s'est avéré plus lent que prévu. À mi-parcours, le plutonium semblait adopter une forme solide et stable.

Des analyses complémentaires, incluant la spectrométrie, ont confirmé l'existence de cette phase stable. Les résultats suggèrent une nouvelle forme du précurseur de plutonium(V), habituellement instable et non solide. L'expérience répétée trois mois plus tard a reproduit le phénomène. Les chimistes n'ont pas encore d'explication définitive.

Élément précieux, le dioxyde de plutonium(IV) sert de combustible dans les réacteurs nucléaires. Cependant, sa grande instabilité complique son transport, son stockage et sa manipulation en raison de sa toxicité. Certaines isotopes restent radioactifs pendant des millions d'années, posant un risque majeur en cas de contamination des eaux souterraines.
Cette phase stable du plutonium pourrait révolutionner la gestion de ces déchets, offrant de nouvelles perspectives.
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