Des chercheurs de l'Université d'Oxford ont réussi à imprimer en 3D des cellules tissulaires capables de communiquer entre elles.

Une avancée majeure dans l'impression 3D de tissus biologiques.
Les scientifiques de l'Université d'Oxford ont développé des cellules tissulaires communicantes. Ce matériau microscopique évoque le tissu cérébral et adipeux, avec une résistance comparable à celle du caoutchouc souple. Imprimé par une imprimante 3D, il est composé de dizaines de milliers de gouttelettes d'eau individuelles de 65 picolitres chacune, contenant les composés chimiques et biochimiques essentiels. Une couche externe d'huile forme la membrane cellulaire, permettant l'assemblage du tissu.
La membrane peut être dotée de protéines pour établir des connexions électriques entre gouttelettes. Les pores de la membrane dictent les voies de communication, rappelant le fonctionnement des neurones.
Ce matériau imprimé peut se contracter, à l'image des muscles, mais de manière lente, par osmose : l'eau traverse la membrane, contrairement aux substances dissoutes. Une différence de salinité déclenche cette contraction.
Un tissu imprimé rectangulaire se contracte en cercle en trois heures.
À terme, les chercheurs visent des applications médicales comme la libération contrôlée de médicaments. À plus long terme, cette technologie, intégrée à des tissus vivants, pourrait réparer des organes défaillants, en imitant fidèlement le comportement des cellules naturelles.
Contrairement aux liposomes ou autres cellules artificielles modifiées, ces structures communiquent entre elles. De plus, l'impression 3D accélère la production et permet de créer des réseaux stables de plusieurs milliers de couches. (tn)
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