Les étiquettes RFID et d'autres technologies propulsent le shopping dans le XXIe siècle.
À la rédaction, nous feuilletons régulièrement d'anciens numéros d'Eos pour redécouvrir des articles oubliés et observer l'évolution des technologies et de la science. Certains domaines ont connu des avancées fulgurantes ces dernières années, comme la médecine ou la génétique (CRISPR-Cas !). D'autres prédictions se sont réalisées plus lentement, à l'image de la voiture volante qui fait des apparitions sporadiques sans véritable percée. Malgré l'essor des communications sans fil, des technologies comme les écrans enroulables ou les tags RFID, inventés dans les années 1960, restent souvent qualifiées de « prometteuses ».
La RFID (identification par radiofréquence) et sa variante NFC (near-field communication) permettent de lire à distance une grande quantité d'informations depuis des centaines de balises. Initialement adoptées en logistique pour tracer conteneurs et palettes, ces technologies s'invitent désormais dans le commerce de détail. Les étiquettes RFID, de plus en plus petites et puissantes grâce à des encres spéciales, s'appliquent sur une variété d'emballages, devenant intelligentes et interactives.
Elles intègrent des affichages flexibles affichant des messages ciblés : « Sans gluten » ou « Promotion : date d'échéance proche ». Elles surveillent aussi la fraîcheur des produits. Au supermarché ou chez le boucher, la chaîne du froid est respectée en magasin, mais que se passe-t-il pendant le trajet du retour ? Pour les aliments frais, maintenir cette chaîne est essentiel.
Les étiquettes RFID rendent obsolètes codes-barres et caisses traditionnelles. Imaginez quitter le magasin avec un chariot plein : les articles sont automatiquement détectés et le paiement s'effectue sans contact. Les réfrigérateurs intelligents, qui gèrent l'inventaire, commandent en ligne les produits manquants ou alertent sur les dates de péremption, sont à portée de main. Pourtant, la RFID peine à percer en raison de son coût élevé pour les fabricants et du manque d'une application « killer », intuitive et irrésistible pour les consommateurs.
Le commerce de détail est à un tournant décisif. Après la musique, les médias, les banques et les taxis, les supermarchés sont la nouvelle cible du high-tech. Amazon a acquis Whole Foods pour démocratiser les achats en ligne d'aliments frais avec recommandations et avis. Plus près de nous, Albert Heijn teste un scanner d'emballages pour des listes de courses automatisées via Bol.com et Peapod. Leur succès dépendra des consommateurs : le client reste roi.
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