Dans les appareils photo, microscopes et télescopes, les lentilles incurvées nécessitent des corrections constantes pour éviter les franges de couleur indésirables.

La lumière visible est composée de différentes longueurs d'onde, chaque "couleur" ayant des propriétés spécifiques. Par exemple, la longueur d'onde détermine la vitesse de propagation de la lumière dans un solide, un gaz ou un liquide : la lumière rouge voyage plus vite dans le verre que la lumière bleue. Cela exige des corrections optiques complexes pour focaliser toutes les couleurs au même point. Ces ajustements compliquent aujourd'hui la fabrication d'instruments optiques encore plus miniaturisés.
Des physiciens américains proposent une solution innovante : une lentille métallique (ou métalentille) dont les propriétés intrinsèques traitent différemment la lumière selon sa longueur d'onde. Face à la lumière rouge entrante, elle ralentit légèrement le faisceau ; la lumière bleue reçoit un accélérateur. Résultat : toutes les couleurs se rejoignent parfaitement en un seul point focal, sans compromettre la haute résolution.
Cette métalentille est constituée d'une nanomatrice de dioxyde de titane. Si le prototype (de quelques millimètres) évolue avec succès, il impulsionnera la miniaturisation des optiques.