Le botaniste franco-allemand Louis Charles Adélaïde de Chamisso de Boncourt, connu sous le nom d'Adelbert von Chamisso (1781-1838), a grandement enrichi la connaissance des végétaux grâce à ses expéditions. Ses pairs l'ont honoré en nommant 255 espèces en sa faveur (218 chamissonis et 37 chamissoniana). Bien que la plupart soient peu communes, certaines ornent nos jardins ou intérieurs. Découvrez une sélection d'espèces toujours valides selon la nomenclature botanique internationale.
Achyronia chamissonis (Fabaceae) a été nommée en 1891 par Carl Ernst Otto Kuntze (1843-1905), après Aspalathus chamissonis en 1836 par Julius Rudolph Theodor Vogel (1812-1841). Cette plante sud-africaine évoque un genêt épineux. Vulnérable, elle pousse à l'ouest du Cap de Bonne-Espérance sur sols argileux, entre 200 et 300 m d'altitude, dans la végétation unique du « fynbos ».
Ambrosia chamissonis (Asteraceae) nommée en 1894 par Edward Lee Greene (1843-1915), anciennement Franseria chamissonis (1831, Lessing), est une herbe sauvage étalée des plages, de l'Alaska à la Basse-Californie.
Aphelandra chamissoniana (Acanthaceae) dédiée en 1847 par Christian Gottfried Daniel Nees von Esenbeck (1776-1858). Originaire du sud du Brésil, ses fleurs jaunes s'épanouissent fin été ou début automne.
Aristolochia chamissonis (Aristolochiaceae), initialement Howardia chamissonis (1859, Klotzsch), validée en 1864 par Pierre Étienne Simon Duchartre (1811-1894). Liane discrète du Brésil aux fleurs en pipe (8-10 cm), endémique au bord des rivières dans plusieurs États.
Arnica chamissonis (Asteraceae), nommée en 1831 par Christian Friedrich Lessing (1809-1862). Vivace à fleurs jaunes, utilisée en médecine contre les contusions.
Artemisia chamissoniana (Asteraceae), nommée en 1833 par Wilibald Swibert Joseph Gottlieb von Besser (1784-1842). Vivace rare du Canada aux zones arctiques.
Astragalus chamissonis (Fabaceae), successivement Phaca chamissonis (1836, Vogel), Tragacantha chamissonis (1891, Kuntze), validée en 1898 par Karl Friedrich Reiche (1860-1929). Espèce d'Amérique de l'Ouest, de Colombie-Britannique à Argentine et Chili.
Campanula chamissonis (Campanulaceae), nommée en 1957 par Andrey Aleksandrovich Fedorov (1908-1987). Vivace rampante à fleurs bleues du Japon aux Aléoutiennes. Le cultivar 'Superba' est prisé en rocaille.
Commelina chamissonis (Commelinaceae), nommée par Johann Friedrich Klotzsch (1805-1860) ou Charles Baron Clarke (1832-1906). Couvre-sol à fleurs bleues estivales des Philippines et Australie. Résistante à la sécheresse, naturalisée en Algérie.
Cordia chamissoniana (Boraginaceae), décrite en 1837 par George Don (1798-1856). Arbre caduc de 30 m du Brésil.
Le taro géant des marais Cyrtosperma chamissonis (Araceae), validé comme Cyrtosperma merkusii (Schott, 1857). Tubercule comestible des zones tropicales aquatiques.
Delphinium chamissonis (Ranunculaceae), décrite en 1843 par George August Pritzel (1815-1874). Naine bleu violacé de Russie orientale et Alaska, fin printemps.
Desmodium chamissonis (Fabaceae), décrite en 1836 par Vogel. Sous-arbrisseau tropical rare.
Erica chamissonis (Ericaceae), décrite en 1839 par Klotzsch. Buisson sud-africain (60-80 cm) à fleurs rose violacé en avril.
Eriophorum chamissonis (Cyperaceae), décrite en 1831 par Carl Anton von Meyer (1795-1855). Herbacée rhizomateuse américaine jusqu'à 3 000 m, décorative cotonneuse.
Euphorbia chamissonis (Euphorbiaceae), validée en 1862 par Pierre Edmond Boissier (1810-1885). Vivace tropicale des Îles Marshall, sableuse.
Gamochaeta chamissonis (Asteraceae), transférée en 1961 par Lulio Angel Cabrera. Vivace argentine (50 cm) laineuse, 1 000-1 800 m.
Gaylussacia chamissonis (Ericaceae), nommée en 1863 par Carl Daniel Friedrich Meisner (1800-1874). Sous-arbrisseau compact des sols acides brésiliens.
Lantana chamissonis (Verbenaceae), nommée en 1876 par George Bentham (1800-1884). Vivace sud-américaine à inflorescences jaune foncé.
Lepidaploa chamissonis (Asteraceae), validée en 1990 par Harold Ernest Robinson. Arbuste (1 m) à fleurs blanches littorales.
Linum chamissonis (Linaceae), décrit en 1826 par Christian Julius Wilhelm Schiede (1798-1836). Vivace (40 cm) jaune côtière du Chili central, médicinale.
Lupinus chamissonis (Fabaceae), « lupin des plages », décrite en 1826 par Johann Friedrich Gustav von Eschscholtz (1793-1831). Semi-arbustive californienne (2 m) bleue.
Montia chamissoi (Portulacaceae), validée en 1891 par Greene. Rhizomateuse (5-35 cm) humide du Nord-Ouest USA.
Mutisiopersea chamissonis (Lauraceae), validée en 1993 par André Joseph Guillaume Henri Kostermans. Arbrisseau tropical.
Pedicularis chamissonis (Scrophulariaceae), décrite en 1822 par Christian von Steven (1781-1863). Vivace rose violacé jusqu'à 3 000 m.
Philippia chamissonis (Ericaceae), décrite en 1834 par Klotzsch. Buisson (60 cm) rose des roches du Cap.
Piper chamissonis (Piperaceae), décrit en 1841 par Ernst Gottlieb von Steudel (1783-1856). Grimpante (2 m) du Guatemala/Mexique.
Potentilla chamissonis (Rosaceae), décrite en 1945 par Oskar Eric Gunnar Hultén (1894-1981). Traçante arctique (10-25 cm).
Salix chamissonis (Salicaceae), décrit en 1868 par James Anderson. Nain arctique (3-10 cm) calcaire.
Scaevola chamissoniana (Goodeniaceae), nommée en 1829 par Charles Gaudichaud-Beaupré (1789-1854). Arbuste hawaïen (1-3 m) parfumé blanc.
Stachys chamissonis (Lamiaceae), décrite en 1831 par Bentham. Vivace humide (1 m+) rose magenta.
Taraxacum chamissonis (Asteraceae), décrit en 1901 par Greene. Alpine toundrique jaune.
Vanilla chamissonis (Orchidaceae), décrite en 1846 par Klotzsch. Grimpante sud-américaine vert-jaune.
Viola chamissoniana (Violaceae), nommée en 1836 par Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz (1790-1863). Arbustive hawaïenne « olopu » à grandes feuilles.
Philodryas chamissonis (Dipsadidae), nommée en 1835 par Arend Friedrich August Weigmann (1802-1841). Serpent chilien venimeux modéré (1,4 m).
[]