La processionnaire du chêne est un papillon inoffensif, mais sa chenille urticante pose de sérieux problèmes.

Les poils urticants de la chenille processionnaire du chêne provoquent des éruptions cutanées rouges, des irritations oculaires et respiratoires au contact.
Le temps humide et froid actuel freine encore son développement, selon Kathleen Verstraete du service provincial d'Anvers pour un environnement durable et une politique de la nature. « Les chenilles en sont au deuxième des quatre stades larvaires. Ce n'est qu'à partir de la troisième phase, dans environ deux semaines, que les municipalités pourront intervenir en zones urbaines pour prévenir les nuisances. »
Plusieurs méthodes efficaces existent pour lutter contre ces chenilles : brûlage au propane depuis l'arbre, aspiration par aspirateur industriel ou pulvérisation de Bacillus thuringiensis, une bactérie qui détruit leur paroi intestinale. Les prédateurs naturels comme les guêpes et mouches parasites sont rares en milieu urbain.
Le papillon adulte ne vit que 1 à 2 jours en août, pondant des œufs sur les chênes. Les chenilles éclosent au printemps, passant par plusieurs stades larvaires où leurs poils urticants se multiplient. Elles migrent en cortège vers les feuilles tendres, d'où leur nom. La nuisance cesse avec la nymphose en juillet. (tn)