Des biologistes américains ont séquencé le génome du gibbon, révélant ses adaptations aux forêts tropicales d'Asie du Sud-Est.

Des biologistes américains ont séquencé le génome du gibbon à joues blanches (Nomascus leucogenys), expliquant sa grande diversité d'espèces et ses adaptations aux forêts tropicales d'Asie du Sud-Est.
De nombreuses espèces de gibbons, souvent menacées par la déforestation, présentent un nombre variable de chromosomes. Lucia Carbone et ses collègues de l'Oregon Health & Science University (États-Unis) ont analysé ce génome. Ils ont identifié l'élément génétique unique LAVA, qui contribue à la spéciation rapide des gibbons.
L'étude révèle aussi une évolution positive des gènes impliqués dans le développement des pattes avant. Les gibbons excellent dans le balancement entre les branches, une compétence essentielle dans leur habitat densément boisé. Ces résultats ont été publiés dans Nature.