Un peu de neige est déjà tombée dans les Alpes, mais la chaleur atlantique y pénètre, limitant son accumulation à basse altitude.

Comme expliqué dans un précédent article, notre temps dépend de la provenance des flux d'air, dictée par les zones de hautes et basses pressions. C'est là que le bât blesse.
Pendant des semaines, l'Europe est dominée par des zones anticycloniques. Les dépressions atlantiques sont ainsi détournées vers la Scandinavie, via une trajectoire nord entre l'Islande et la Grande-Bretagne. Elles apportent souvent pluie et vents forts sur notre région.

Le 4 décembre, un noyau dépressionnaire a traversé la mer du Nord, avec pluie, vent et températures autour de 10°C.
Après un front froid, l'air se refroidit, mais les apports océaniques maintiennent des températures hivernales clémentes.
La neige n'est fiable qu'au-delà de 2 000 mètres d'altitude pour l'instant.
Pour un vrai froid, il faut un flux nord-est, transportant le froid continental de Scandinavie ou de Sibérie.
La carte des anomalies thermiques montre l'Europe globalement trop douce : rouge pour plus chaud, bleu pour plus froid que la normale.

La Scandinavie, les pays baltes et le nord-ouest russe affichent +5 à +7°C par rapport aux moyennes. Même un flux est-nord-est ne garantit pas un Noël blanc assuré ni une neige abondante dans les Alpes à court terme.
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