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Pâtes et pain blanc : pas de lien direct avec la dépression chez les femmes ménopausées

Une étude américaine suggère un lien entre consommation élevée de produits raffinés (pain blanc, pâtes) et risque accru de dépression chez les femmes ménopausées, mais sans causalité prouvée.

Pâtes et pain blanc : pas de lien direct avec la dépression chez les femmes ménopausées

Contexte de l'étude

Des chercheurs américains ont analysé les données de 69 954 femmes âgées de 50 à 79 ans, inscrites dans 40 centres médicaux entre 1994 et 1998. Au départ, elles ont complété un questionnaire détaillé sur leurs habitudes alimentaires. Les scientifiques ont ainsi calculé leur apport en fibres et en aliments à index glycémique (IG) élevé.

L'IG mesure la rapidité d'élévation de la glycémie après consommation d'un aliment sucré. Les fruits et légumes ont un IG bas, contrairement aux pâtes blanches, pain blanc, céréales ou biscuits (IG élevé).

Trois ans plus tard, une échelle d'évaluation de la dépression a été administrée. Les résultats montrent que les femmes consommant beaucoup d'aliments à IG élevé étaient souvent en surpoids, fumeuses, sédentaires, de classe socio-économique inférieure, avec un apport élevé en graisses et faible en fruits-légumes. Ce groupe présentait un risque 1,23 fois plus élevé de symptômes dépressifs que celles en consommant peu. À l'inverse, un régime riche en fruits et légumes réduisait ce risque.

Les auteurs concluent qu'un régime riche en produits raffinés pourrait augmenter le risque de dépression chez les femmes ménopausées.

Interprétation critique

Cette étude observationnelle ne prouve pas de causalité. Il est improbable que pâtes ou pain blanc dépriment à eux seuls. Un mode de vie global malsain (incluant IG élevé) impacte le bien-être, comme de nombreuses recherches l'indiquent.

Points forts : large échantillon. Limites : pas de diagnostic clinique de dépression (questionnaires auto-remplis), population limitée aux femmes âgées, habitudes alimentaires évaluées une seule fois.

Conclusion

Si vous êtes déprimé(e), blâmez pas vos spaghettis ! L'étude note un risque légèrement plus élevé chez les femmes âgées consommant beaucoup de raffinés, sans lien causal établi.

Références

Gangwisch JE, et al. Régime à IG élevé comme facteur de risque de dépression : analyses de l'Initiative pour la Santé des Femmes. American Journal of Clinical Nutrition. 24 juin 2015.

https://www.voedingscentrum.nl/encyclopedie/glycemische-index.aspx

Pâtes et pain blanc : pas de lien direct avec la dépression chez les femmes ménopausées


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