Dans les jardins spécialement aménagés pour attirer les oiseaux, les collisions mortelles avec les fenêtres sont plus fréquentes.

Une étude canadienne identifie plusieurs facteurs aggravants : présence de mangeoires, plantes hautes et emplacement rural. La majorité des victimes se produisent dans des jardins accueillants pour les oiseaux, selon les chercheurs publiés dans The Condor : Ornithological Applications (2020). Ce projet de science citoyenne a collecté des données sur les caractéristiques des habitations et jardins de participants, couvrant 34 000 jours-observation.
Ce résultat n'étonne guère. « Plus il y a d'oiseaux dans le jardin, plus le risque de collisions augmente », explique Hendrik Moeremans de Natuurpunt. Mais comment limiter ces accidents sans renoncer à un jardin vivant ? Justine Kummer (Université de l'Alberta) conseille : « Placez la mangeoire à plus de 10 mètres d'une fenêtre ou à moins d'un mètre. Utilisez aussi des autocollants réfléchissant les UV, invisibles pour les humains mais dissuasifs pour les oiseaux. »
Conseils pratiques de Natuurpunt
Hendrik Moeremans recommande : « Installez une voie d'évacuation ou un buisson dense près de la mangeoire : en cas de panique, les oiseaux s'y réfugient au lieu de foncer vers la vitre qui leur semble un passage. Collez des silhouettes de rapaces sur les fenêtres pour signaler l'obstacle. Une bande mate, des autocollants (même des Schtroumpfs pour les enfants !), des rideaux ou des vitres sales réduisent aussi les risques, bien que cette dernière option soit moins esthétique. »

Tout un chacun peut contribuer à la recherche scientifique, sans diplôme requis : du comptage d'oiseaux à la détection d'exoplanètes ! Sur la plateforme Tous les scientifiques, plus de 100 projets attendent votre participation. Des chercheurs flamands et internationaux font appel à vous. Impliquez-vous seul, en groupe ou avec votre école.
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