« Lorsque le mâle et la femelle dominants participent à la cérémonie et éternuent également, il faut beaucoup moins d'autres 'voix' pour lancer la meute à la chasse. »
Les chiens-hyènes, ou chiens sauvages africains (Lycaon pictus), sont des animaux hautement sociaux vivant dans les savanes et zones légèrement boisées au sud du Sahara. Ils chassent, mangent et dorment en meute. Avant chaque partie de chasse, ces prédateurs organisent une cérémonie rituelle, comparable à un rituel d'équipe chez les athlètes avant une compétition majeure.
Des zoologistes australiens viennent de révéler une découverte fascinante sur leur comportement social : les éternuements jouent un rôle clé. Longtemps considérés comme un simple réflexe pour dégager les voies respiratoires, ils s'apparentent en réalité à un système de vote animal.
Les chercheurs ont observé cinq meutes dans le delta de l'Okavango, au Botswana, analysant près de 70 cérémonies de chasse. Résultat : plus le nombre d'éternuements est élevé, plus la décision de chasser est prise. Ce mécanisme semi-démocratique existe chez d'autres espèces, comme le suricate.
Cependant, chez les chiens-hyènes, l'égalité n'est pas totale. Les éternuements du mâle et de la femelle dominants pèsent plus lourd : leur participation réduit significativement le nombre de 'voix' nécessaires pour déclencher la chasse.