L'étude, menée en 2011 dans une pinède des montagnes Rocheuses au Colorado, révèle enfin ses résultats complets grâce à des analyses aériennes approfondies. Cinq appareils de mesure innovants, dont trois inédits, ont permis ces avancées.
Les arbres et plantes produisent non seulement de l'oxygène, mais aussi une vaste gamme de composés organiques volatils (COV). Libérés dans l'air, ils s'oxydent rapidement, formant poussières fines et aérosols – particules solides ou liquides se comportant comme un gaz, à l'image des nuages ou du brouillard. Bien que très volatils et difficiles à détecter, ces substances influencent fortement la qualité de l'air et le climat local.
« Étonnamment, un tiers des composés organiques identifiés n'avaient jamais été détectés dans la nature auparavant. »
Durant cette campagne de mesures exhaustive, les chercheurs américains ont identifié des centaines de molécules distinctes. Grâce à des instruments perfectionnés capturant ces composés avant leur dégradation, un tiers d'entre eux s'avère inédit.
Comprendre précisément la composition chimique de l'air forestier est crucial. Elle impacte les fonctions climatiques essentielles des forêts, comme l'absorption du CO₂ et la production d'oxygène – en résumé, leur "respiration".

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