Bien que les récifs coralliens se développent sous le niveau de la mer, ils réagissent aux variations de la qualité de l'air atmosphérique, selon une étude menée par des chercheurs britanniques de l'Université d'Exeter.

Les récifs coralliens, qui abritent jusqu'à 25 % de la vie marine, sont sensibles à la pollution de l'air.
« Les coraux sont très sensibles au changement climatique et à l'acidification des océans. Notre étude démontre pour la première fois un lien direct entre la pollution atmosphérique et leur croissance », explique Lester Kwiatkowski, auteur principal de l'étude à l'Université d'Exeter.
Les particules issues de la combustion du charbon ou des éruptions volcaniques réfléchissent la lumière solaire, réduisant ainsi l'ensoleillement atteignant les récifs. Les coraux, composés de cellules animales symbiotiques avec des algues photosynthétiques, produisent moins d'énergie en cas de faible luminosité. De plus, la température de l'eau diminue, ce qui ralentit la croissance des coraux et affaiblit les structures existantes.
Publiée dans Nature Geoscience, cette recherche révèle un aspect positif : dans les zones océaniques chaudes, ces particules obscurcissantes préviennent le blanchissement des coraux en refroidissant les eaux.