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La pollution de l'air est cancérigène : l'OMS alerte sur 223 000 décès par cancer du poumon

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe désormais officiellement la pollution de l'air extérieur comme cancérigène, responsable du cancer du poumon. En 2010, elle a causé 223 000 décès par cette maladie.

La pollution de l air est cancérigène : l OMS alerte sur 223 000 décès par cancer du poumon

L'OMS confirme : la pollution atmosphérique extérieure provoque le cancer du poumon. En 2010, 223 000 décès par cancer du poumon étaient attribuables à la pollution de l'air, selon l'agence onusienne.

La pollution de l'air figure parmi les principales causes environnementales de cancers. L'Institut du cancer de l'OMS, après une évaluation approfondie des études scientifiques récentes, dispose de preuves solides liant l'air pollué au cancer du poumon.

"Dans certaines régions du monde, respirer l'air extérieur est aussi nocif que l'exposition à la fumée secondaire", déclare Kurt Straif, chercheur principal. Cela accroît aussi le risque de cancer de la vessie.

Les niveaux de pollution sont particulièrement élevés en Asie du Sud, à l'est de l'Amérique du Nord et en Afrique du Nord, avec une hausse rapide dans les pays émergents comme la Chine. On connaissait déjà son rôle dans les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Les citadins européens respirent souvent un air trop pollué

Malgré une baisse en Europe, en 2011, 90 % des citadins inhalaient régulièrement un air pollué, selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Même aux Pays-Bas, les zones rurales sont affectées.

Les normes de l'OMS sont fréquemment dépassées, notamment pour les particules fines et l'ozone. Dans les villes européennes, 85 à 98 % de la population est exposée annuellement, augmentant les risques de troubles respiratoires, maladies cardiovasculaires et décès prématurés. Cela impacte aussi l'économie.

Les progrès sont réels : depuis 2002, les concentrations ont baissé de plusieurs dizaines de pour cent. Cependant, elles restent nocives. Principales sources : trafic, industrie, centrales électriques, ménages et agriculture.

Les directives OMS ne sont pas contraignantes, contrairement aux normes européennes, souvent moins strictes et aussi dépassées. Environ 25 à 30 % des citadins européens inhalent trop de particules fines, entraînant des infractions.

Les zones rurales sont généralement préférables, mais des pics persistent, comme en Italie ou dans la campagne néerlandaise, parmi les plus polluées d'Europe.

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