Les lézards possèdent une capacité remarquable à faire repousser leur queue après amputation. Cependant, la nouvelle queue n'est pas une réplique parfaite de l'originale.

Une étude publiée dans le journal américain de biologie The Anatomical Record révèle ces différences anatomiques fascinantes.
C'est un phénomène bien connu en biologie : face à un prédateur, le lézard peut se détacher volontairement de sa queue pour s'échapper, qui repousse ensuite. Des chercheurs de l'Arizona State University et de l'Université de l'Arizona ont analysé l'anolis à gorge rousse (Anolis carolinensis) et découvert des écarts notables.
« La nouvelle queue n'est pas une réplique parfaite de l'ancienne », explique Rebecca Fisher, membre de l'équipe. Parmi les différences : absence de colonne vertébrale, remplacée par une bande de cartilage ; muscles plus longs et moins flexibles que dans la queue originelle.
Ces découvertes pourraient inspirer des avancées en régénération tissulaire chez l'humain, ouvrant des perspectives médicales prometteuses.