Les vagues de chaleur s'intensifient en raison du changement climatique, touchant même des régions habituellement froides comme Seattle ou certaines parties de l'Europe. Dans les zones tropicales comme l'Inde et le Pakistan, les conditions deviennent quasi invivables.
Cette hausse des températures accroît la demande en climatiseurs, qui devrait tripler d'ici 2050. En 2016, seuls 8 % des 2,8 milliards de personnes vivant dans les régions les plus chaudes du monde disposaient d'une climatisation. Cette adoption croissante augmente la consommation d'énergie, exerçant une pression supplémentaire sur le climat.
Des alternatives plus efficaces existent pour refroidir les bâtiments tout en économisant sur les factures d'énergie, essentielles pour les communautés vulnérables. Les pompes à chaleur chauffent et refroidissent plus efficacement que les climatiseurs ou chaudières traditionnels, réduisant les factures et les émissions liées au chauffage de 45 à 72 %. Inventées dans les années 1850, elles se vendent par millions aux États-Unis chaque année, malgré la domination des climatiseurs. Deux nouveaux projets de loi au Congrès pourraient accélérer leur adoption.
Le premier, l'ICEE HOT Act (Installing Clean Efficient Energy Hastens Our Transition), instaure un système de remboursement pour les distributeurs de chauffage, ventilation et climatisation. Le second, le HEATR Act (Heating Efficiency and Affordability through Tax Relief), offre des incitations fiscales aux fabricants pour produire des pompes à chaleur efficaces et abordables. Ces mesures rendent la transition accessible à tous.
"Trop de ménages peinent à payer leur chauffage. Les familles ne devraient pas choisir entre se chauffer et d'autres besoins essentiels", déclare la sénatrice Amy Klobuchar (D-Minn.) dans un communiqué. "Cette législation est un double bénéfice : elle baisse les coûts énergétiques pour les consommateurs tout en favorisant des solutions propres et efficientes."
Pour comprendre leur fonctionnement, selon Carbon Switch : un évaporateur extrait la chaleur intérieure vers l'extérieur. Le système inclut une unité extérieure/intérieure, un compresseur circulant le réfrigérant, et des vannes inversant le flux pour chauffer ou refroidir. Basé sur le principe physique que la chaleur migre vers le froid, les pompes à chaleur inversent ce processus en hiver, extrayant la chaleur extérieure même par grand froid. La Norvège, la Finlande et le Maine (États-Unis) affichent les taux d'adoption les plus élevés.

Passer de 10 % à 44 % de part de marché d'ici 2032 permettrait, selon Clasp, d'économiser 27 milliards de dollars en factures, 80 milliards en bénéfices sociétaux, d'éviter 888 décès prématurés annuels dus à la pollution et de réduire les émissions de CO2 de 49 millions de tonnes.
Les systèmes CVC traditionnels durent jusqu'à 20 ans. Ces projets de loi incitent à les remplacer par des pompes à chaleur avant obsolescence, évitant de verrouiller des infrastructures polluantes. Des systèmes hybrides avec chaudières fossiles en appoint réduisent encore la consommation.
Dans un monde de météo imprévisible, de prix énergétiques volatiles et de changement climatique omniprésent, les pompes à chaleur offrent une solution durable, accessible à tous les revenus et régions.
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