Dans ce cas, la probabilité que la vie existe sur une telle « super-Terre » est bien plus faible qu'on ne le pensait auparavant.

Selon Helmut Lammer, de l'Institut de recherche spatiale de l'Académie autrichienne des sciences, de nombreuses « super-Terres » récemment découvertes autour d'autres étoiles sont en fait des « mini-Neptunes » : des mondes rocheux enveloppés d'une atmosphère très épaisse riche en hydrogène.
Les planètes se formant dans un disque protoplanétaire riche en gaz capturent une grande quantité de ce gaz par gravité. C'est ainsi que se sont formés les épais manteaux gazeux des planètes géantes de notre système solaire. Cependant, pour les systèmes Kepler-11, Gliese 1214 et 55 Cancri, les recherches de Lammer indiquent que ce phénomène concerne aussi des planètes plus petites et moins massives, orbitant très près de leur étoile. Ces exoplanètes sont légèrement plus grandes et plusieurs fois plus massives que la Terre, mais les observations révèlent qu'elles sont entourées de manteaux gazeux riches en hydrogène.
Lammer a calculé que ces atmosphères épaisses subissent une évaporation assez rapide, libérant une grande quantité de matière dans l'espace. Toutefois, ce processus n'est pas assez efficace pour éliminer complètement les manteaux gazeux. Cela est encore moins probable pour des planètes plus éloignées de leur étoile, où les températures sont plus basses. Ces « super-Terres » sont donc des « mini-Neptunes » persistants, réduisant fortement les chances de vie sur leur surface.