Les éruptions solaires n’occasionnent généralement que peu de dommages, mais une équipe internationale d’astronomes, menée par des chercheurs danois, révèle que notre Soleil est capable de phénomènes bien plus intenses.

Notre Soleil génère régulièrement des éruptions solaires, de vastes explosions qui éjectent des particules énergétiques dans l’espace, parfois en direction de la Terre. Ces événements sont généralement inoffensifs, mais une étude publiée dans Nature Communications montre que le Soleil pourrait produire des « super-éruptions » bien plus puissantes.
Les éruptions solaires surviennent lorsque de puissants champs magnétiques à la surface du Soleil s’effondrent, libérant une énergie magnétique colossale sous forme de particules chargées se déplaçant à grande vitesse.
Sur d’autres étoiles, ces explosions peuvent être jusqu’à 10 000 fois plus violentes que les plus grandes éruptions observées sur notre Soleil ces derniers siècles. La question clé est de savoir si ces « super-éruptions » se forment de la même manière et si notre Soleil en est capable.
Pour répondre, les astronomes ont analysé près de 100 000 étoiles à l’aide du télescope Guo Shou Jing (LAMOST) en Chine. Les observations spectroscopiques indiquent que les super-éruptions ont le même mécanisme que les éruptions classiques, mais avec des champs magnétiques de surface plus intenses.
Le télescope chinois LAMOST permet d’enregistrer simultanément les spectres de 4 000 étoiles.
Il semble donc improbable que notre Soleil produise des super-éruptions. Cependant, 10 % des étoiles « super-éruptives » étudiées présentent un champ magnétique aussi fort, voire plus faible, que celui du Soleil.
Cette incertitude est préoccupante : une super-éruption pourrait dévaster les équipements électroniques, altérer l’atmosphère terrestre et compromettre l’habitabilité de notre planète.
Les chercheurs notent que le Soleil produit occasionnellement des éruptions intermédiaires, environ une tous les mille ans. Cela corrobore les traces de petites super-éruptions en 775 et 993, détectées dans les cernes d’arbres.
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