Les conditions météorologiques spatiales extrêmes entraînent la défaillance de satellites, selon une étude américaine du MIT comparant l'intensité des vents solaires aux données de pannes satellites.

Étude du MIT et Inmarsat : lien direct entre vents solaires riches en électrons et défaillances satellites.
Le « temps » dans l'espace interplanétaire influence fortement les satellites géostationnaires, orbitant à 36 000 km au-dessus de l'équateur. Essentiels pour les communications, ces satellites sont vulnérables aux perturbations solaires.
L'espace entre le Soleil et la Terre n'est pas vide : le vent solaire, flux constant de particules chargées, varie en intensité et composition, suivant le cycle solaire de 11 ans. Les astronomes parlent de « météo spatiale ».
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), en partenariat avec l'opérateur Inmarsat, ont analysé 16 ans de données. Résultat : 26 défaillances majeures sur huit satellites géostationnaires coïncident avec des pics d'électrons énergétiques dans le vent solaire. L'activité géomagnétique n'est plus considérée comme l'indicateur principal.
Publiés en 2020 dans la revue Space Weather, ces résultats visent à mieux protéger l'électronique satellitaire, réduisant coûts et risques.
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