Les débris spatiaux microscopiques heurtent souvent les satellites sans être détectés. Pourtant, ces particules infimes génèrent des rayonnements électromagnétiques capables d'endommager gravement les équipements embarqués.
Le risque est bien établi : les débris orbitaux, même de taille moléculaire, filent à des vitesses folles. Les satellites et la Station spatiale internationale doivent les éviter à tout prix. Les collisions inévitables passent toutefois souvent inaperçues.
De nombreuses pannes de satellites défient toute explication claire, sans collision enregistrée ni cause identifiable. Les physiciens soupçonnent un rayonnement électromagnétique issu de ces impacts : trop faible pour être mesuré, mais suffisant pour perturber l'électronique spatiale.
Des chercheurs américains ont confirmé cette hypothèse par des simulations précises de collisions. Un "nuage" d'ions et d'électrons se forme alors. Les électrons s'échappent plus vite dans le vide, créant une différence de charge qui produit des ondes radio. Celles-ci interfèrent directement avec les instruments des vaisseaux spatiaux.