L'analyse révèle des flux de plasma bien plus lents que prévu, remettant en question nos théories sur le transport de chaleur solaire.

Une équipe de scientifiques a réalisé une 'IRM' de l'intérieur du Soleil. Cette analyse fournit des insights précieux sur le transport de chaleur des profondeurs vers la surface. Les résultats indiquent que le plasma solaire chaud circule environ 100 fois plus lentement que les modèles théoriques ne le prévoyaient.
La chaleur intense générée par la fusion nucléaire au cœur du Soleil est initialement transférée sous forme de rayonnement vers les couches supérieures. À environ deux tiers de la distance de la surface, la température diminue tellement que ce transport radiatif devient secondaire. Le mécanisme dominant devient alors la convection : des courants ascendants de plasma chaud et descendants de plasma plus froid.
Les théories sur les processus dans cette zone de convection restent débattues, car le plasma solaire opaque empêche toute observation directe. Pourtant, cette région est cruciale pour la génération des champs magnétiques solaires, à l'origine des taches solaires et des éruptions.
Pour cette 'IRM' héliosismologique, les chercheurs ont exploité les données du satellite Solar Dynamics Observatory (SDO) de la NASA. Ces mesures capturent les ondes de surface induites par la convection, permettant de modéliser les flux internes de plasma.
Les calculs révèlent des vitesses de flux cent fois inférieures aux prédictions théoriques. Si confirmés, ces résultats challengent la théorie dominante sur l'origine des champs magnétiques solaires.