Un milliard d'années après le Big Bang, autant de vapeur d'eau se formait déjà dans des nuages compacts de gaz et de poussière qu'aujourd'hui.

Des astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics révèlent que l'Univers contenait déjà une abondance de vapeur d'eau à seulement un milliard d'années. Ces résultats théoriques paraîtront dans Astrophysical Journal Letters.
Les molécules d'eau, composées de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène, n'ont pu émerger qu'après la formation des premières étoiles. Immédiatement post-Big Bang, l'Univers se limitait presque exclusivement à l'hydrogène et à l'hélium. L'oxygène s'est ensuite produit dans les étoiles et diffusé dans l'espace interstellaire par les supernovae.
Malgré une moindre présence d'éléments lourds comme l'oxygène à cette époque, les modèles théoriques indiquent que la quantité de vapeur d'eau dans les nuages compacts de gaz et de poussières équivalait à celle d'aujourd'hui.
Selon les calculs, la vapeur d'eau (sous forme gazeuse) se forme aisément à environ 30 °C. Ces températures relativement élevées étaient courantes dans l'Univers jeune, plus chaud globalement, où les nuages de gaz se refroidissaient moins efficacement.
Ces travaux se concentrent sur la vapeur d'eau dans les nuages moléculaires, berceaux des futures générations d'étoiles. La présence d'eau sous forme de glace ou son incorporation dans les premières planètes reste à élucider.