Des astronomes britanniques et un doctorant de la KU Leuven ont réalisé une première mondiale : la détermination de la composition atmosphérique d'une super-Terre, grâce aux observations du télescope Hubble.

Une avancée cruciale pour l'étude des exoplanètes. Pour la première fois, des chercheurs ont identifié l'empreinte spectrale révélant la composition gazeuse d'une super-Terre, avançant ainsi dans la compréhension de l'origine de ces mondes.
Un composé toxique dominant
Les analyses détaillées des données de la mission NASA/ESA Hubble ont détecté de l'hydrogène et de l'hélium dans l'atmosphère de 55 Cancri e. Aucune trace d'eau, mais une richesse en carbone est suspectée, avec une forte présence probable de cyanure d'hydrogène (HCN), un gaz toxique.
Les caractéristiques de cette super-Terre
Les super-Terres ont une masse supérieure à celle de la Terre, mais inférieure à celle d'Uranus ou Neptune. 55 Cancri e est deux fois plus grande que la Terre et huit fois plus massive. Sa surface atteint en moyenne 2 000 °C, et sa période orbitale est de seulement 18 heures, en raison de sa proximité avec son étoile.
Grâce à sa masse et son rayon, les scientifiques soupçonnaient déjà une atmosphère carbonée, lui valant le surnom de "planète diamant". Les futurs télescopes infrarouges confirmeront cette hypothèse.