La zone habitable autour d'une planète et de son étoile hôte est beaucoup plus étroite que ce que l'on imaginait auparavant.
Selon une étude théorique menée par des biogéochimistes de l'Université de Californie à Riverside, les écosystèmes complexes dans l'univers sont probablement plus rares qu'on ne le pensait. Traditionnellement, on considère que les formes de vie complexes peuvent exister sur une planète située dans la zone habitable de son étoile – la région où les températures de surface permettent la présence d'eau liquide.
Publiée dans The Astrophysical Journal, cette recherche démontre que cette zone est en réalité beaucoup plus restreinte (ou inexistante dans certains cas) pour les formes de vie complexes, plus sensibles aux gaz toxiques. Par exemple, un fort rayonnement UV de l'étoile peut produire des concentrations élevées de monoxyde de carbone. De même, pour maintenir une chaleur suffisante hors de la zone habitable classique, l'atmosphère doit contenir des niveaux extrêmes de dioxyde de carbone toxique. L'analyse révèle que les systèmes planétaires des naines rouges proches, comme Proxima Centauri et TRAPPIST-1, n'abritent aucune planète habitable pour une vie complexe.
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