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Cilostazol : indications, mécanisme d'action et effets secondaires

Aujourd'hui, des médicaments comme le cilostazol améliorent significativement la qualité de vie des patients atteints de claudication intermittente.

Relu et approuvé par la pharmacienne Franciele Rohor de Souza.

Écrit par Equipo Editorial

Dernière mise à jour : 28 novembre 2022

Le cilostazol est un médicament aux propriétés antiplaquettaires et vasodilatatrices, principalement indiqué dans le traitement de la claudication intermittente. En tant que vasodilatateur, il détend les parois des vaisseaux sanguins, favorisant leur dilatation et améliorant ainsi la circulation sanguine.

Il empêche l'agrégation des plaquettes sanguines, prévenant la formation de caillots qui obstruent les artères. Commercialisé en comprimés de 100 mg, la posologie recommandée est d'un comprimé toutes les 12 heures. Il est contre-indiqué en cas d'insuffisance cardiaque congestive.

Qu’est-ce que la claudication intermittente ?

La claudication intermittente est un symptôme clé de la maladie artérielle périphérique (MAP), due à l'obstruction des artères alimentant les jambes. Elle provoque des douleurs dans les membres inférieurs liées à un débit sanguin réduit, survenant typiquement lors d'efforts physiques.

Le terme "intermittent" désigne la douleur récurrente aux jambes, tandis que "claudication" évoque une boiterie. La douleur apparaît après une certaine distance parcourue. Initialement liée à l'exercice, elle peut s'aggraver jusqu'à survenir au repos en phase avancée. Bien qu'associée à la pathologie, elle reste un symptôme de la MAP.

Heureusement, des traitements comme le cilostazol améliorent la qualité de vie, permettant une activité physique sans douleur.

Les symptômes

Les symptômes les plus courants de la claudication intermittente incluent :

  • Douleur intermittente : alternant lors des activités quotidiennes.
  • Douleur à l'effort : aux pieds, cuisses, hanches ou fesses (plus rarement aux bras).
  • Altérations cutanées : imperfections, ulcères, cyanose des extrémités.
  • Douleur au repos : signe d'un stade avancé.

Comment le cilostazol agit-il dans l’organisme ?

Le cilostazol inhibe la phosphodiestérase 3 (PDE3), enzyme régulant le muscle cardiaque, le muscle lisse vasculaire et l'agrégation plaquettaire. Cette inhibition soulage les symptômes associés.

Il présente également un mécanisme vasodilatateur distinct, validé par des essais cliniques montrant une augmentation de la distance de marche sans douleur chez les patients traités.

Les effets indésirables du cilostazol

Les effets secondaires bénins les plus fréquents sont :

  • Tachycardie
  • Palpitations
  • Céphalées
  • Diarrhée et troubles gastro-intestinaux

Signalez à votre médecin tout effet grave :

  • Hématurie
  • Essoufflement
  • Malaise
  • Symptômes grippaux (fièvre, frissons)

Contre-indiqué en insuffisance cardiaque congestive.

Comment éviter les effets indésirables ?

Le cilostazol inhibe la PDE3 pour ses effets vasodilatateurs et antiplaquettaires, efficaces contre la claudication intermittente. Comme tout médicament, il comporte des risques.

Respectez strictement les prescriptions médicales et adoptez un mode de vie sain. Consultez votre médecin pour toute interrogation afin de minimiser les effets indésirables.

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