Votre dernier cours d'éducation sexuelle remonte à loin ? Ces six questions et les réponses de notre experte vous permettront de mettre à jour vos connaissances en santé génitale.
Parler de santé génitale peut être embarrassant, mais il est essentiel d'en maîtriser les bases. Nous avons interrogé Unjali Malhotra, médecin et directrice médicale du centre Options for Sexual Health en Colombie-Britannique, pour éclaircir ces points cruciaux.
Identifier les condylomes n'est pas toujours évident, car ils se présentent sous plusieurs formes. Certains ont une extrémité arrondie, ressemblant à des boutons. « Il est très difficile de distinguer un condylome d'une simple irritation due à un poil incarné », explique Unjali Malhotra. D'autres évoquent des verrues : bosselés et en forme de chou-fleur. Ils peuvent apparaître partout, y compris dans le vagin ou sur l'anus.
Chez votre partenaire, ils auraient la même apparence, mais rappelez-vous que de nombreuses personnes portent le papillomavirus humain (PVH), responsable des condylomes, sans aucun symptôme visible. « Plus de 80 % de la population est infectée par le PVH ; si vous êtes sexuellement active, un contact avec le virus est quasi inévitable », précise Unjali Malhotra.
En résumé : devant toute boursouflure, consultez rapidement un médecin. « Les irritations liées au rasage sont courantes, mais en cas d'ITS, un diagnostic précoce est vital », ajoute-t-elle.
Les pertes varient selon l'âge, la contraception ou l'allaitement. Si elles sont plus abondantes, malodorantes ou inhabituelles, consultez un médecin pour des tests. « Évitez les automédications avec des produits en vente libre avant un examen ; ce n'est pas toujours une mycose », met en garde Unjali Malhotra.
Ce n'est pas une mycose, bien que similaire. C'est une prolifération anormale des bactéries vaginales naturelles. Contrairement à la mycose qui irrite, elle cause principalement des pertes. « Pas une IST : stress, partenaires multiples ou nouveau lubrifiant peuvent la déclencher », explique Unjali Malhotra.
Des antibiotiques prescrits par un médecin résolvent le problème. Sans traitement, elle peut se résorber seule, mais récidiver.
Oui, et ils peuvent les transmettre. Symptômes : desquamation, rougeurs ou démangeaisons génitales. Souvent asymptomatiques. « En cas de mycose, traitez aussi votre partenaire pour éviter les échanges », conseille Unjali Malhotra. Médicament oral ou crème topique sur prescription.
Après 35 ans, souvent liée à la périménopause avec fluctuations d'œstrogènes. Chez les jeunes, due à la pilule. Ne l'ignorez pas : elle peut causer des lésions. « Lubrifiants ou crèmes hormonales sur prescription soulagent », recommande Unjali Malhotra. Astuce : « Massez l'entrée vaginale avec de l'huile d'olive (attendre 1h avant rapport avec préservatif). »
« IST virale courante, souvent asymptomatique », note Unjali Malhotra. Symptômes possibles : douleurs pelviennes, boutons vésiculeux. Tests peu fiables sans éruption active. « Le virus n'est détectable qu'en phase active. » Préservatif indispensable, même avec tests négatifs.