L’hystérectomie est une intervention chirurgicale consistant en l’ablation de l’utérus. Elle peut entraîner un traumatisme psychologique et physique, rendant la femme infertile et altérant parfois son image de la féminité. Un accompagnement psychologique est généralement proposé avant et après l’opération pour aider à surmonter ces défis.
Cette chirurgie retire l’utérus (ou matrice). Bien qu’elle puisse sauver des vies en cas de cancer, elle met fin aux menstruations, soulageant certaines patientes de douleurs chroniques. Elle peut aussi améliorer la vie sexuelle, la santé générale et éliminer le risque de grossesse non désirée.
Elle est parfois vitale pour les cancers du col utérin. Plus souvent, elle soulage les douleurs liées à des troubles menstruels graves ou au syndrome inflammatoire pelvien chronique.
Les fibromyomes, tumeurs bénignes de la paroi utérine, provoquent des règles abondantes et douloureuses. Leur ablation peut échouer, nécessitant une hystérectomie pour une solution définitive.
L’endométriose, migration de l’endomètre hors de l’utérus, cause des saignements et douleurs. Si les traitements médicamenteux ou chirurgicaux locaux échouent, l’hystérectomie est envisagée, bien que ces pathologies s’atténuent souvent à la ménopause.
Le prolapsus utérin, descente due au relâchement ligamentaire, peut aussi justifier l’intervention dans les cas sévères.
Effectuée sous anesthésie générale, elle peut se faire par incision abdominale, voie vaginale (si utérus de taille normale sans adhérences ni cancer avancé) ou laparoscopie (incision minimale, récupération rapide, par chirurgien spécialisé).
Le séjour hospitalier dure une semaine (1-2 jours en laparoscopie), suivi de 6 semaines de convalescence. Évitez efforts, relations sexuelles et conduite pendant un mois. Des saignements vaginaux temporaires sont normaux.
Chez les femmes non ménopausées, les ovaires sont préservés pour éviter ménopause précoce, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, risques cardiovasculaires et ostéoporose. Si ménopause induite, une hormonothérapie substitutive (HRS) est recommandée pour les pré-ménopausées ou en cas de symptômes précoces.
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