Certaines formes d'hépatite provoquent des symptômes similaires à ceux de la grippe, qui disparaissent rapidement, tandis que d'autres entraînent une maladie chronique du foie pouvant mener à des complications graves, voire fatales. Heureusement, les traitements modernes sont très efficaces, certains permettant une guérison complète.
L'hépatite est une inflammation du foie, organe vital impliqué dans la production de bile pour la digestion des graisses, le stockage des nutriments et le filtrage des toxines du sang (alcool, médicaments, déchets métaboliques). Elle endommage les cellules hépatiques, altérant la fonction de filtration et favorisant l'accumulation de substances toxiques. L'hépatite peut être aiguë (soudaine, durée de quelques semaines) ou chronique (plusieurs mois à années), parfois asymptomatique pendant longtemps.
Elle est le plus souvent virale, avec cinq virus principaux identifiés, dont les plus courants sont ceux de l'hépatite A, B et C.
Hépatite A, la plus fréquente, se transmet par voie féco-orale : eau ou aliments contaminés (fruits de mer crus, légumes non lavés, eau avec glaçons). L'hygiène insuffisante est souvent en cause. Contagiosité : 1 à 4 semaines. Rétablissement rapide sans séquelles chez les adultes ; immunité à vie après infection. Risque élevé en voyage (sauf Japon).
Hépatite B : transmise par sang et fluides corporels (rapports non protégés, aiguilles partagées, transfusions anciennes). Chez 10 % des cas, elle devient chronique, favorisant cirrhose ou cancer du foie.
Hépatite C : via sang contaminé (transfusions pré-1990, aiguilles). Transmission sexuelle incertaine, d'où usage systématique de préservatif. Acute chez certains (guérison spontanée) ; chronique chez 60-85 %, pouvant mener à insuffisance hépatique ou cancer. En Amérique du Nord, environ 10 000 décès annuels.
L'hépatite peut aussi être non virale : alcool excessif (risque de cirrhose), médicaments (ex. : triméthoprime/sulfaméthoxazole, amiodarone, isoniazide, stéroïdes anabolisants), toxines (arsenic, champignons), plantes (consoude). Acétaminophène en surdose (> 10 g/jour) ou avec alcool : risque fulminant. Consultez toujours avant d'arrêter un traitement.
Vous êtes plus vulnérable si vous :
Aucun antiviral universel pour guérir l'hépatite virale aiguë ; le système immunitaire gère seul. Pour causes non virales, éliminez la substance incriminée. Suivi sanguin régulier pour monitorer le foie ; hospitalisation rare.
Hydratez-vous abondamment, reposez-vous, évitez alcool et acétaminophène jusqu'à guérison complète. Hygiène stricte et préservatif pour prévenir la transmission.
Votre médecin évaluera antécédents, palpera le foie, cherchera jaunisse. Tests :
Pour hépatite C chronique, discutez des antiviraux comme interféron + ribavirine (efficaces chez certains). Les traitements actuels sont souvent curatifs.