La liste des effets secondaires des médicaments peut sembler impressionnante. Plaisirs Santé examine ceux associés à cinq médicaments courants.
Chacun d'entre nous a déjà parcouru la longue liste des effets indésirables liée à ses traitements et s'est alarmé face à des risques allant de l'œdème et de la prise de poids aux convulsions ou aux idées suicidaires. Cela peut être source d'inquiétude majeure.
« Souvent, mes patients viennent me consulter sans avoir pris leurs médicaments, effrayés par la notice qui les accompagne », explique la Dre Rhonda Church, médecin de famille à Bridgewater (N.-É.) et coauteure de Take As Directed: Your Prescription for Safe Health Care In Canada. Même après avoir suivi scrupuleusement l'ordonnance, ils s'inquiètent au moindre nouveau symptôme.
« Chaque fois qu'une personne ressent une réaction inhabituelle après un nouveau médicament, elle en attribue la cause au remède, ce qui n'est pas toujours exact », précise-t-elle. Par exemple, un patient sous antibiotique pour une pneumonie peut éprouver des étourdissements dus à la maladie elle-même, et non au traitement. D'autres facteurs entrent en jeu : diagnostic erroné, posologie inadaptée ou allergie.
Cependant, les effets indésirables existent bel et bien. Des études estiment que 10 à 20 % des hospitalisations sont liées à ces effets, selon Philip Emberley, directeur de Pharmacy Innovation à la Société canadienne des pharmaciens.
« Il est difficile de prédire les réactions individuelles. Chaque personne réagit différemment : certains n'en ont aucun, d'autres en accumulent », ajoute-t-il.
Comment savoir si vos symptômes sont causés par le médicament ? S'agit-il d'une réaction psychosomatique ou d'un vrai problème ?
Voici des conseils sur les effets courants des médicaments les plus prescrits.
Pas de panique. Sensibilité mammaire et prise de poids sont classiques, mais les saignements entre règles sont fréquents. « Certaines arrêtent par peur d'inefficacité et reviennent enceintes », note la Dre Church.
Consultez un médecin. Douleur thoracique, essoufflement ou gonflement soudain d'une jambe signalent un possible caillot.
Pas de panique. Somnolence et céphalées sont courantes. « Supportez-les souvent ; prenez-les au coucher si besoin. Parlez-en pour les troubles sexuels », conseille la Dre Church.
Consultez un médecin. Les ISRS sont plus sûrs que les tricycliques anciens, mais une aggravation de la dépression, rare, nécessite une vigilance.
Pas de panique. Irritations gastriques avec AINS comme l'ibuprofène ; prenez-les avec de la nourriture.
Consultez un médecin. Usage chronique : paracétamol risque les reins, aspirine les ulcères. « Tout usage prolongé peut être nocif », avertit la Dre Emberley.
Pas de panique. Céphalées et maux d'estomac courants ; flush facial bénin avec niacine.
Consultez un médecin. Rhabdomyolyse rare mais grave : douleur ou faiblesse musculaire soudaine impose un avis urgent, surtout sous statines.
Pas de panique. Troubles digestifs et mycoses vaginales fréquents. Probiotiques peuvent aider.
Consultez un médecin. Réactions allergiques à la pénicilline mortelles : étourdissements, tachycardie ou dyspnée exigent les urgences.
Selon la Dre Emberley, « la plupart sont temporaires et disparaissent en quelques semaines ».
Effets les plus courants : nausées, somnolence, céphalées, constipation, bouche sèche (soulagée par pastilles sans sucre).
« Principes : doses faibles initiales, ajustements progressifs. Informez-vous auprès de votre médecin et pharmacien sur les signaux d'alerte », conclut la Dre Church.
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