Votre vie sexuelle connaît-elle des difficultés ? La clé pour raviver votre libido pourrait résider dans un apport calorique adapté, plus ou moins important selon les cas.
Une étude conjointe menée en 2010 par le département de psychiatrie de l’Hôpital général de Toronto et plusieurs universités américaines, britanniques et allemandes a impliqué 242 jeunes femmes âgées de 18 à 32 ans souffrant de troubles alimentaires et d’un déficit calorique. Les deux tiers d’entre elles ont rapporté une faible libido. Cette recherche a démontré qu’un faible poids corporel est associé à l’anxiété sexuelle, à la perte de libido et à l’abstinence des relations sexuelles.
La Dre Sony Sierra, endocrinologue spécialisée en infertilité et reproduction au Centre de médecine reproductive LifeQuest à Toronto, explique que la maigreur excessive perturbe l’interaction délicate entre l’hypothalamus, l’hypophyse et les ovaires, altérant ainsi la régularité des cycles menstruels. « Cela peut aussi désynchroniser les signaux vers la paroi utérine, privant un éventuel embryon des nutriments nécessaires à une grossesse viable », précise-t-elle.
Elle recommande généralement un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 18 et 24, conformément aux directives de Santé Canada pour hommes et femmes.
Les graisses étant essentielles à la production hormonale, évitez les régimes hypolipidiques et privilégiez des sources saines : huile d’olive ou de canola, avocats, poissons gras, noix et amandes.
Un poids excessif nuit également à la sexualité. Selon la Dre Sierra, il provoque un déséquilibre hormonal qui entrave la maturation d’ovocytes sains chez la femme. Chez l’homme, un abdomen proéminent surchauffe les spermatozoïdes, altérant leur qualité et leur mobilité. Gloria Tsang, diététiste agréée à Vancouver et fondatrice de HealthCastle.com, observe que « mes patients rapportent souvent une vie sexuelle plus épanouie après avoir perdu du poids superflu ».