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S’aimer soi-même avant tout

Oui, vous vous aimerez davantage cette année. Comment? Grâce à des experts qui peuvent vous mener exactement là.

Dans cette série d’articles qui seront publiés dans Plaisirs Santé, je vais vous dire comment vous pouvez vous aussi trouver le bonheur avec l’aide de gourous du développement personnel inspirantes, étonnantes et avant-gardistes, qui forment une nouvelle génération d’auteures et de conférencières. Je vous en nomme quelques-unes. Brené Brown, la quarantaine, une universitaire du Texas qui s’est spécialisée dans des sujets comme le bonheur et la honte, et qui participe régulièrement à la série d’émissions d’Oprah Winfrey, Lifeclass. Gabrielle Bernstein, 33 ans, de Manhattan, conférencière spécialiste de la motivation et auteure du best-seller Spirit Junkie qui nous explique comment choisir l’amour plutôt que la peur. Christine Hassler de Los Angeles, 33 ans elle aussi, qui nous apprend à aller au-delà de nos attentes paralysantes pour vivre la vie que nous voulons vivre.

Elles sont conscientes des pressions que nous, les femmes, nous mettons sur nous-mêmes! Ces nouvelles figures n’ont pas l’approche des anciens de la croissance personnelle, elles savent utiliser les médias sociaux, la baladodiffusion et les conférences Web pour interagir directement avec leurs auditoires. Elles sont aussi sur le circuit des conférences et organisent des séminaires. J’ai assisté à certaines de leurs conférences et j’ai interviewé plusieurs de ces femmes phares pour cette série d’articles: je vais pouvoir partager avec vous leurs précieuses réflexions.

Le premier point sur lequel j’ai commencé à travailler a été mes relations amoureuses ratées; c’est un point vraiment important, car vos relations sont le miroir de ce que vous pensez de vous-même. Pour ma part, au lieu d’être dans un mode réactif par rapport aux événements de ma vie, j’ai appris à prendre ma vie en mains. Voici comment y parvenir à votre tour.

Soyez franche sur ce que vous vous racontez

Ma guérison a commencé avec un blogue! Celui de Natalie Lue, en Grande-Bretagne, Baggage Reclaim (réception des bagages), attire des milliers de lectrices et de lecteurs du monde entier. Elle a aussi publié un livre, Mr.Unavailable and the Fallback Girl, sur l’homme inatteignable et non disponible et la femme qui s’attache à ce type d’homme, qui devrait être lu dans toutes les écoles secondaires. Natalie, 36 ans, est tombée amoureuse dans la vingtaine de plusieurs hommes qui avaient la phobie des engagements et qui ont entamé à chaque fois son estime de soi. Elle s’est rendu compte qu’en choisissant ce type d’homme elle s’imposait des autolimitations et elle est donc sortie de ce cercle vicieux.

Il y a huit ans, elle a commencé son blogue, afin de guider les femmes encore prises dans ce cercle vicieux. «Ce type de relations peut vous donner une fenêtre sur des zones de votre vie dans lesquelles il vous faut penser à vous, répondre à vos besoins et faire des choix différents», m’a dit Natalie au téléphone, depuis sa maison au sud de Londres. Par exemple, beaucoup de femmes pensent, comme je le croyais aussi, «mais pourquoi est-il avec moi s’il ne m’aime pas?»

Attention! Il pense à court terme. Les gens ont toutes sortes de raisons pour faire ce qu’ils font. Mais si leurs valeurs ne correspondent pas aux vôtres, pourquoi choisir la voie qu’ils prennent?

Et puis, ça peut être autodestructeur de vivre une vie qui n’est ni ce que vous voulez ni ce dont vous avez besoin. Vous vous mettez à croire que vous «êtes» une erreur. C’est le pire que vous puissiez vous dire et vous faire. Sans en être consciente, j’essayais de trouver le bonheur dans des sources extérieures, comme chez un homme qui ne m’aimait pas vraiment. Essayer de me faire aimer d’un gars qui ne m’aimait pas vraiment me ramenait en territoire familier ‘ à mon enfance, quand ma mère non seulement était rarement là, mais surtout n’était jamais là pour moi. Je ne croyais pas que j’étais digne d’avoir des besoins. Natalie m’a aidée à voir que l’on peut briser le cycle. Nous pouvons démonter les pensées négatives sur soi-même et les fausses croyances qui ont créé un comportement répétitif qui nous dessert.

Rendez-vous compte que vous avez appris une formidable leçon

Il faut faire preuve d’honnêteté sur la situation, dit Natalie. J’ai passé deux ans avec un type qui se plaignait constamment de sa job minable et de sa sous-performance, mais qui ne faisait rien pour y remédier. Il reportait ses frustrations sur moi, de façon cruelle, en m’abaissant devant les autres. Une fois, il a dit à une tablée d’amis devant moi «Kerry est bien. Mais ce n’est pas Kate Moss.» D’autres fois, il faisait comme s’il voulait me serrer dans ses bras, et il me pinçait soudain la taille un peu trop fort et demandait «Qu’est-ce que c’est? Tu prends du poids?» Cet homme, dont les relations n’ont jamais duré plus de deux ans, m’avait d’abord mise sur un piédestal pour ensuite lentement me briser en morceaux. À la fin, il ne me faisait compliment de rien, se moquait de moi quand il en avait envie et levait les yeux au ciel sans le dissimuler. Il me traitait comme de la «merde», et je me suis mise à croire que j’étais un échec.

«Quand vous avez tenté de donner à quelqu’un votre amour, vos soins, votre attention, votre confiance et votre respect, et que vous découvrez que cette personne a exploité tout cela à son seul avantage, c’est vraiment douloureux à prendre», dit Natalie. Mais elle ajoute que cette expérience peut être canalisée pour vous faire avancer au lieu de rester coincée dans le passé. «C’est cela qui m’a amenée à faire mon blogue Baggage Reclaim : j’avais touché le fond et j’ai rebondi, dit-elle. Je me suis rendu compte que si je vivais ce que je vivais, c’est que je ne m’aimais pas assez, je ne prenais pas soin de moi, je n’établissais pas de limites. Si ça avait été le cas, je ne me serais tout simplement pas intéressée à une mauvaise relation. Tenir compte de ma propre estime et des conséquences de mes relations m’a aussi aidée à grandir. Ça ne m’a pas rendue amère ou tordue, mais je suis devenue capable de faire face aux problèmes que j’avais avec mon père, avec ma mère, et aux autres problèmes.»

Aujourd’hui, à 48 ans, je peux dire en toute honnêteté que je ne serais plus attirée par le même homme: je n’ai plus de perception négative de moi.

Savoir à quoi ressemble l’amour

Pour m’en sortir, j’ai fait comme Natalie. J’ai choisi d’aller au-delà de mon histoire inventée, et j’ai accepté et compris ce qu’est l’amour. Jusqu’à ce que je me retrouve dans cette spirale de mauvaises relations amoureuses, j’avais eu des relations aimantes, respectueuses et saines avec des hommes: je connaissais donc la différence, mais je l’avais oubliée. Voici comment je teste la réalité. S’ils vous aiment vraiment, ils ne vous plongent pas dans la confusion. Vous n’avez pas besoin de passer une partie de la nuit sur Google pour chercher à comprendre leurs comportements. Quand ils vous aiment, ils ne veulent pas vous perdre, et ils vous disent clairement leurs sentiments et leurs intentions. L’amour vrai est facile. Vous vous sentez bien, pas coupable, ni épuisée, ni folle. Maya Angelou le dit mieux que quiconque: «Ne faites pas de quelqu’un une priorité si, pour lui, vous n’êtes qu’une option.»

J’ai mis fin à la relation avec le méchant chum. Quand je l’ai quitté, j’ai soudain réalisé que j’avais le pouvoir d’arrêter mes tourments. C’était formidable. Je suis retombée sur mes pieds.

Savoir s’aimer fait partie du processus

La transformation de l’estime de soi peut sembler une tâche inatteignable. Je ne peux parler pour toutes, mais parfois garder le statu quo fait plus mal que de passer au changement. Pour trouver le bonheur, j’ai dû démolir certaines convictions, du type «J’ai besoin d’avoir un homme dans ma vie à tout prix», ou encore «ce que je vaux est dans le regard de l’autre». Que vous ayez à écrire votre journal, à pratiquer la méditation, à vous faire de nouveaux amis, à demander le soutien de vos vieux amis ou des membres de votre famille, à mettre de la passion au travail ou à libérer votre créativité (je joue ma partition dans tous ces domaines), il y a plusieurs façons de découvrir et apprécier qui vous êtes vraiment. Mais il nous faut accepter d’être responsables de notre propre bonheur. Il n’y a pas de raccourcis.

«Il faut que ça devienne un processus interne: c’est à nous de décider et de prendre notre vie en main. J’ai eu à prendre la responsabilité de mes relations amoureuses», dit Natalie, qui est heureuse dans son mariage et qui a deux filles. Elle est la preuve que lorsque vous interrompez le cycle nocif, le monde entier peut s’ouvrir à vous. Vous devenez forte, et les personnalités fortes sont attirées par vous. C’est la loi de l’attraction. Vous avez perdu du temps dans une mauvaise relation ‘ à qui est-ce que ce n’est pas arrivé? Nous apprenons chacun à notre vitesse. Cela m’a pris un peu de temps avant de reconnaître que je pouvais être heureuse dans le célibat. L’important, c’est d’avancer. Pardonnez-vous vos erreurs et ne ressassez pas le passé. Vous pouvez changer votre vie et votre destin.

Dans le prochain article, j’interviewerai la superstar Brené Brown, universitaire et invitée régulière aux émissions d’Oprah et sur TED. Son dernier livre a un titre clair: Daring Greatly: How the Courage to Be Vulnerable Transforms the Way We Live, Love, Parent, and Lead (Oser fort: Comment le courage d’accepter notre vulnérabilité transforme la façon dont nous vivons, aimons, sommes parents et faisons preuve de leadership).


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