Depuis sa naissance, Benjamin Linderman, un garçon de six ans, souffre d'infections pulmonaires récurrentes et de problèmes respiratoires. Diagnostiqué asthmatique à deux ans et allergique à certains aliments (produits laitiers, pommes de terre), ses symptômes persistent malgré un régime strict.
Le patient : Benjamin Linderman*, 6 ans.
Symptômes : Urticaire chronique et réactions anaphylactiques.
Médecin traitant : Dr Yuval Tal, directeur de l’unité d’immunologie clinique et d’allergologie au centre médical Hadassah de Jérusalem, Israël.
À quatre ans, de nouvelles rougeurs prurigineuses apparaissent au cou, aux bras et ailleurs. Initialement attribuées à un antibiotique ou à la lessive, elles s’avèrent être de l’urticaire chronique. Les poussées s’intensifient en extérieur, surtout sur les zones exposées, évoquant une urticaire solaire rare (1 % des cas chroniques), déclenchée par les UV.
L’allergologue habituel doute de cette hypothèse en raison de sa rareté. Un dermatologue de Hadassah recommande vêtements couvrants et écran solaire large spectre, mais l’état empire : réactions plus rapides, gonflement labial, port permanent d’EpiPen. Les sorties scolaires sont interdites.
Un test photométrique révèle une réaction à toute la lumière visible, y compris artificielle, expliquant l’inefficacité des protections anti-UV.
À six ans, lors d’une fête juive en synagogue sous lumière vive, Benjamin fait un choc anaphylactique : injection d’EpiPen, hospitalisation en chambre noire, stabilisation médicamenteuse. « Rarement mortelle, l’urticaire solaire provoque chez Benjamin une réaction systémique exceptionnelle », explique le Dr Tal.
Immunosuppresseurs et désensibilisation écartés pour un enfant (risques rénaux, durée excessive), le Dr Tal tente l’omalizumab, anticorps monoclonal anti-asthme utilisé chez l’adulte pour l’allergie à la lumière. Première injection prudente : bien tolérée. À dose croissante, symptômes en rémission quasi totale.
Cinq ans plus tard, à 12 ans, Benjamin reçoit des injections toutes les trois semaines. Légers retours symptomatiques en fin de cycle, mais il peut désormais jouer dehors en short et tee-shirt. « Une transformation incroyable grâce à l’innovation du Dr Tal et de l’équipe Hadassah », témoigne son père Matthew Linderman.
Ce cas rare d’allergie à la lumière visible dépasse le simple coup de soleil. Envie d’en savoir plus ?
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