Ce qu’il faut savoir sur la MPOC et les stratégies pour soulager les symptômes.
Shutterstock
La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) désigne un ensemble d’affections qui endommagent les poumons et compliquent la respiration. Les personnes atteintes ressentent un essoufflement constant et une gêne respiratoire persistante, qui peut gravement altérer leur qualité de vie.
En Canada, plus de 2 millions de personnes sont touchées par la MPOC, qui inclut la bronchite chronique et l’emphysème, les deux maladies pulmonaires les plus fréquentes. Souvent, ces conditions coexistent chez les patients adultes.
Shutterstock
Le tabagisme est la cause principale, suivie de l’exposition à la fumée secondaire, la pollution atmosphérique, les infections pulmonaires infantiles récurrentes et des facteurs génétiques. L’exposition professionnelle à la poussière, fumées, vapeurs ou gaz est également un risque. Bien que les symptômes apparaissent tardivement, les lésions pulmonaires se développent des années auparavant.
La MPOC est largement prévenable. Arrêter de fumer dès que possible réduit le risque et ralentit la progression chez les patients diagnostiqués.
Consultez votre médecin si vous suspectez une MPOC. La spirométrie, un test respiratoire simple, mesure le volume et la vitesse d’expiration pour confirmer le diagnostic.
« En cas de MPOC, un programme personnalisé peut améliorer la fonction respiratoire, réduire l’essoufflement et booster la capacité physique. L’objectif est aussi de prévenir les infections et exacerbations grâce à des traitements avancés », explique le Dr Denis O’Donnell, professeur de médecine à l’Université Queen’s et pneumologue à Kingston, Ontario.
Shutterstock
Les symptômes – essoufflement, toux chronique, expectorations abondantes – s’aggravent avec le temps. L’essoufflement n’est pas un effet normal du vieillissement ; beaucoup comparent la respiration à un passage par une paille.
La MPOC complique les activités quotidiennes comme marcher ou monter des escaliers, et impacte la santé mentale. « Si la capacité à réaliser les tâches quotidiennes diminue sur des semaines ou mois, une réévaluation clinique s’impose », précise le Dr O’Donnell.
Les patients risquent plus de dépression ou d’anxiété, et perçoivent souvent leur santé comme médiocre. La COVID-19 a aggravé cela : selon COPD Canada, 50 % des patients ont réduit leur activité physique, augmentant anxiété et dépression.
Shutterstock
Incurable, la MPOC se gère pour atténuer les symptômes et améliorer la qualité de vie. Les buts : réduire symptômes et exacerbations, promouvoir l’exercice pour optimiser cœur, poumons et muscles. Les inhalateurs à action prolongée, combinés à l’exercice, sont très efficaces, selon le Dr O’Donnell.
L’exercice est essentiel. La réadaptation pulmonaire enseigne techniques de respiration et toux, facilitant l’effort et les activités quotidiennes tout en boostant le bien-être mental.
Arrêter de fumer est crucial, même post-diagnostic. Demandez aide : programmes, conseils, médicaments.
Shutterstock
Votre médecin prescrit des médicaments pour soulager ou prévenir les symptômes. Signalez toute aggravation : toux, expectorations, essoufflement, fatigue, troubles du sommeil.
« Ne négligez pas une exacerbation (toux accrue, expectorations changées, congestion, essoufflement) : contactez immédiatement votre médecin pour antibiotiques et stéroïdes. Un plan conjoint prévient les récidives. Les corticostéroïdes inhalés réduisent l’inflammation », conseille le Dr O’Donnell.
Shutterstock
Pour l’entretien quotidien : antagonistes muscariniques à action prolongée, bêta2-agonistes à action prolongée, ou corticostéroïdes inhalés, seuls ou combinés.
Prenez en main votre santé : consultez pour tout symptôme. Un groupe de soutien peut aider. Définissez avec votre médecin le plan adapté.
[]