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Odeur vaginale : ce qui est normal ou non, selon des gynécologues expertes

Malgré la profusion de produits parfumés sur le marché, l’odeur vaginale est généralement inoffensive. Des gynécologues renommées, comme la Dre Jennifer Taylor du Mercy Medical Center de Baltimore et la Dre Sherry Ross, auteure et spécialiste en Californie, démêlent le vrai du faux : quelles odeurs sont normales et quand consulter ?

GEORGII BORONIN/GETTY IMAGES

Odeur vaginale : les bases essentielles

Les rayons des produits d’hygiène féminine regorgent de parfums floraux et de teintes pastel, ce qui peut faire douter de l’odeur naturelle du vagin. Un vagin en bonne santé a-t-il une odeur spécifique ? Certaines variations justifient-elles une consultation médicale ? Voici les réponses des expertes.

Quelle est l’odeur vaginale normale ?

Contrairement aux idées reçues promues par certains savons, l’odeur vaginale est parfaitement naturelle, tout comme celle de la peau. « L’important est de bien connaître votre propre odeur », explique la Dre Ross. Elle varie selon l’alimentation et la chimie corporelle : musquée, légèrement sucrée, ou même métallique pendant les règles (Dre Taylor). Après sport ou rapport sexuel, elle peut évoquer la transpiration.

Un changement soudain, associé à des rougeurs, irritations, démangeaisons ou pertes modifiées (couleur, consistance), mérite vigilance. L’odeur seule reste rarement alarmante.

Causes courantes des variations d’odeur vaginale

L’odeur vaginale est normale. Voici les facteurs habituels, selon les Dre Taylor et Ross :

  • Infection, notamment vaginose bactérienne ;
  • Déshydratation ;
  • Transpiration ;
  • Menstruations ;
  • Rapport sexuel récent ;
  • Tampon oublié ;
  • Certains aliments.

Odeur de poisson forte

Signe probable de vaginose bactérienne (VB), due à un déséquilibre bactérien. Les pertes grises ou verdâtres, avec irritations, renforcent le diagnostic. La Dre Taylor note que cela peut aussi indiquer une trichomonase (ITS). Évitez les rapports sexuels et consultez pour un traitement antibiotique sur ordonnance.

Odeur d’ammoniaque

Souvent liée à une déshydratation : urine concentrée imprègne les sous-vêtements. Améliorez l’hygiène post-urines ou sport. Si persistante avec douleurs ou démangeaisons, possible VB – consultez un médecin.

Odeur de terre ou renfermée

Simplement une odeur corporelle due aux glandes sudoripares (Dre Taylor). Stress ou effort physique accentuent cela. Optez pour sous-vêtements respirants (Dre Ross).

Odeur métallique ou de cuivre

Liée au sang menstruel ou post-coïtal (fer). Courant, mais signalez tout saignement inhabituel à votre gynécologue.

Odeur de chair en décomposition

Tampon ou condom oublié probable (Dre Ross) : inconfort et pertes brunâtres. Rarement, cela évoque un cancer du col utérin (étude BMC Cancer 2017 sur détection canine). Priorité : frottis Pap annuel dès 21 ans.

Odeur âcre ou acidulée

Déséquilibre bactérien léger, souvent par surpopulation de lactobacilles via aliments fermentés (yogourt, bière – Dres Taylor et Ross). Inoffensif.

Odeur sucrée

Alimentation (fruits, ananas). Vérifiez si urinaire (signe de diabète possible, MedlinePlus). Non vaginale, consultez.

Quand consulter un gynécologue ?

Changements normaux, mais odeur forte persistante > quelques jours, ou avec démangeaisons, gonflements, rougeurs : voyez un médecin. « Près de 50 % des odeurs sont bénignes, le reste infectieux et traitable » (Dre Taylor). Instinct et symptômes guident.

Prévenir les odeurs désagréables

Chaque vagin a son odeur unique. Évitez produits irritants. Conseils des expertes :

  • Buvez beaucoup d’eau ;
  • Limitez ail, asperges, choux, fromages forts, fermentés ;
  • Évitez nicotine/alcool ;
  • Sous-vêtements respirants ;
  • Pas de savons parfumés, spermicides aromatisés.

Connaissez votre odeur naturelle. Irritations signalent plus un problème que l’odeur seule.

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