La pipette Eos récompense un jeune chercheur prometteur actif en Flandre. Découvrez les cinq lauréats et votez pour votre pipetteur préféré afin de lui attribuer le prix du public.
La pipette Eos, en collaboration avec la Young Academy, met en lumière la science et la technologie de manière positive auprès du grand public. Les lauréats ont été sélectionnés par un jury prestigieux composé de sept experts : Karen Maex (présidente du jury, Université d'Amsterdam), Caroline Masquillier (UAntwerp), Bart Vermang (UHasselt, imec et EnergyVille), Lynda Grine (UGent), ainsi que les journalistes scientifiques Koen Wauters (VRT), Marleen Finoulst (Santé et Sciences) et Dieter De Cleene (Eos).
Les enfants atteints de fente palatine souffrent souvent de troubles de la parole pendant des années, même après une chirurgie. Cassandra Alighieri a étudié quel traitement orthophonique les aide le plus efficacement.
Autrefois, les orthophonistes attribuaient tous les troubles de la parole à la fente palatine elle-même. Cette vision a évolué : les schémas appris par un jeune enfant avec fente labiale influencent fortement le développement ultérieur de la parole. Pourtant, les traitements standards se concentrent encore souvent sur les aspects moteurs. Alighieri a comparé la thérapie traditionnelle à une approche phonologique axée sur les distinctions sémantiques entre mots. Les deux groupes ont progressé, mais la parole s'est le plus améliorée avec le traitement phonologique. « Après ce traitement, les enfants formaient et produisaient mieux les sons. »
En analysant des coquillages fossiles, Niels de Winter reconstruit l'évolution des températures annuelles il y a des millions d'années, aidant à mieux prédire l'impact du changement climatique sur les extrêmes.
Pour mieux cerner le lien entre moyennes et extrêmes climatiques, De Winter étudie le climat passé via des coquilles de moules, huîtres et coques. Ces fossiles contiennent des isotopes d'oxygène et de carbone dont le rapport reflète la température. Ses travaux affinent les modèles climatiques : « Un modèle validé sur le passé via les coquillages offrira des projections futures plus fiables. »
Les matériaux conducteurs des appareils électroniques polluent l'environnement. Robin Bonné propose de les remplacer par des micro-organismes biodégradables.
Les bactéries « à câbles » possèdent un réseau de nanofibres conductrices de 50 nm sous leur peau, transportant les électrons. Une équipe belgo-néerlandaise, incluant Bonné, a prouvé leur conductivité. Pêchées dans l'Escaut oriental, ces bactéries pourraient révolutionner l'électronique face aux déchets croissants : « Nous pourrions composter nos vieux smartphones. »
Jana Helsen a démontré qu'un défaut génétique peut renforcer un organisme.
En simulant l'évolution de la levure de boulanger en laboratoire (générations rapides toutes les 90 minutes), Helsen a comparé des souches « saines » à des mutants génétiques. Surprise : les levures « handicapées » ont évolué plus vite. Les défauts initiaux peuvent ainsi mener à une plus grande robustesse.
Le bio-ingénieur Emiel Michiels développe une technologie rapide contre les virus émergents.
L'agrégation protéique est clé dans le corps humain. À la KU Leuven, Michiels montre qu'elle implique souvent des copies d'une même protéine. Il l'exploite pour inhiber les virus, dépendants de peu de protéines : « En les agrégeant, on paralyse le virus. » Objectif : protéines thérapeutiques universelles contre les infections virales.