Les meilleurs arbitres ne détectent pas plus de fautes sur les vidéos au ralenti, mais ils les jugent plus graves.

Une équipe internationale de chercheurs, incluant des experts belges, a mobilisé 88 arbitres européens de haut niveau. Ils ont évalué une soixantaine de situations réelles de match à partir d'images vidéo : la moitié en temps réel, l'autre au ralenti.
Les résultats sont modérés : en moyenne, seulement 60 % des fautes ont été signalées, que ce soit en direct ou au ralenti.
Cependant, une différence marquante émerge dans la sévérité des sanctions. Au ralenti, les arbitres distribuent nettement plus de cartons jaunes ou rouges. Selon les chercheurs, les fautes apparaissent plus délibérées en slow-motion, déclenchant un réflexe de plus grande rigueur.
[]