Pour les usagers du train et du métro, les embouteillages sur les escaliers mécaniques sont une gêne courante. Des chercheurs britanniques ont étudié comment fluidifier le flux de passagers.

À Londres, ce problème est particulièrement aigu. Les stations de métro les plus profondes au monde dépendent fortement des escaliers mécaniques. Avec l'afflux quotidien de voyageurs, ces installations sont souvent saturées et obsolètes.
Transport for London, l'agence gouvernementale en charge des transports, a mené une étude sur trois ans pour identifier les comportements les plus efficaces. L'objectif : maximiser la "capacité de débit" des escaliers mécaniques via de simples ajustements.
Deux pratiques dominent : tout le monde reste immobile en deux rangées, ou les usagers se placent à droite pour laisser la gauche libre aux marcheurs. La première maximise le nombre de personnes par montée, la seconde accélère les individus pressés. Quelle option optimise le flux global ?
À la station Holborn, l'une des plus profondes de Londres, les escaliers mécaniques longs s'engorgent souvent car la gauche reste inutilisée. Les chercheurs ont testé le "stand" des deux côtés aux heures de pointe : la capacité a bondi de 30 %.
Sur des escaliers plus courts, comme à Canary Wharf, l'inverse s'observe : se tenir à droite et marcher à gauche est plus efficace. Pour les escaliers dépassant 18 mètres, le "stand" partout l'emporte, car les passagers évitent de marcher sur de longues distances, congestionnant la droite.
Source : La Conversation
[]