Caroline Eykens, docteure en sciences biomédicales de la KU Leuven, a réalisé des recherches novatrices sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative incurable. Elle a su transformer son étude complexe en un article journalistique clair et accessible.

Caroline Eykens, récemment diplômée de la KU Leuven, a remporté le Prix Eos 2013 de la meilleure thèse en sciences dures. Ses travaux sur la SLA, maladie neurodégénérative, ont également été plébiscités par le public via un vote en ligne sur le site d'Eos. La remise des prix a eu lieu au Cultuurcentrum Hasselt.
Dans sa thèse de master, Eykens explore des perspectives thérapeutiques pour la SLA, où les motoneurones meurent progressivement, entraînant une paralysie inexorable et un décès survenant 2 à 5 ans après le diagnostic.
Parmi les approches thérapeutiques émergentes, la protection des motoneurones restants est clé. Eykens s'est concentrée sur les oligodendrocytes, cellules soutenant les motoneurones en nutriments. Chez les patients SLA, cette fonction est altérée. Elle a étudié, chez des souris modèles de SLA, le rôle d'une voie de signalisation clé. Ses résultats montrent qu'en la modulant, les oligodendrocytes retrouvent une efficacité accrue, potentiellement ralentissant la maladie si transposable à l'humain.
Le jury Eos a salué la rigueur de cette recherche complexe, brillamment vulgarisée en un article journalistique fluide. Près de 9 000 votes publics ont été enregistrés, Eykens en obtenant 3 004, influençant la décision finale. Elle reçoit un iPad Air et un abonnement numérique aux magazines Eos. Un article détaillé paraîtra dans le prochain numéro d'Eos.
Le Prix Eos s'inscrit dans le Prix de thèse flamand, remporté cette année par Pauline Smets (Provinciale Hogeschool Limburg) en architecture d'intérieur pour sa réinterprétation innovante des ruines d'une distillerie de genièvre. Elle empoche 2 500 euros.