Marleen Ramakers, chercheuse à l'Université d'Anvers, développe une méthode innovante pour convertir les gaz résiduaires comme le dioxyde de carbone en carburants utiles grâce à la technologie plasma.

Les recherches de Ramakers ouvrent la voie à des applications concrètes pour le stockage d'énergie durable.
Dans cette cinquième édition de l'Eos Pipet, organisée avec la Young Academy, les chances étaient favorables aux femmes : quatre candidates contre un homme. Barbora Wouters (archéologie, VUB), Damya Laoui (recherche sur le cancer, VUB) et Lien Smeesters (photonique, VUB) étaient en compétition avec Marleen Ramakers (chimie, Université d'Anvers). Seppe Terryn, ingénieur en robotique à la VUB, représentait les hommes.
Le jury, composé de journalistes scientifiques et de membres de la Young Academy, présidé par Christine Van Broeckhoven, a désigné Marleen Ramakers comme la chercheuse la plus prometteuse de 2018. Malgré la forte présence de la VUB, la chimiste anversoise l'a emporté pour ses travaux sur la conversion des gaz à effet de serre en produits chimiques et carburants utiles via plasma. Verdict du jury : « Marleen Ramakers a conçu un réacteur prometteur pour le stockage durable d'énergie. Le passage du laboratoire à l'industrie est proche. À son jeune âge, elle a déjà apporté des contributions majeures à la science. »
Le public d'Eos a suivi le jury, attribuant également le prix du public à Marleen Ramakers.
Sur 2 376 votes exprimés sur www.eosscience.eu, plus d'un tiers ont soutenu Ramakers, un doublé historique pour l'Eos Pipet. Jamais auparavant le lauréat du jury n'avait convaincu le public dans les cinq éditions précédentes.
La remise des prix a eu lieu le 27 mai lors du premier festival Sound of Science à Edegem. La lauréate a reçu une œuvre de l'artiste Frederik De Wilde, membre de la Young Academy.
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