Frederik Soetaert, ingénieur de l'Université de Gand, a développé un programme informatique pour personnaliser la thermothérapie contre le cancer du foie, améliorant ainsi les pronostics des patients.

Une avancée reconnue pour le traitement du cancer du foie
Le cancer du foie, cinquième cancer le plus fréquent au monde, touche annuellement 740 000 personnes. Les traitements classiques, comme la chirurgie associée à la chimiothérapie, ne conviennent pas à tous : certains patients ne tolèrent pas les effets secondaires, et d'autres ne sont pas opérables. Leur survie à cinq ans n'atteint que 12 %.
La thérapie RFA (ablation par radiofréquence) offre une alternative prometteuse. Elle consiste à insérer une aiguille-électrode dans la tumeur pour générer de la chaleur qui détruit les cellules cancéreuses, tout en épargnant les tissus sains grâce à une incision minimale.
Une simulation personnalisée pour chaque patient
Pour sa thèse de maîtrise, Frederik Soetaert a créé un programme de simulation capable d'analyser les IRM du foie et de prédire les résultats de la RFA. Il détermine l'optimalité d'utiliser deux aiguilles pour un échauffement plus intense ou d'insérer des pauses pour une meilleure diffusion de la chaleur. Ainsi, un traitement sur mesure est proposé à chaque patient, comme démontré dans sa recherche.
Selon les organisateurs d'Eos, cette étude est hautement pertinente pour la société, techniquement exigeante et rédigée de manière fluide et journalistique. Les visiteurs du site Eos l'ont plébiscitée avec 1 757 votes sur plus de 5 800, confirmant sa victoire.
Le lauréat recevra un iPad 3 et verra son travail publié dans le magazine EOS.
Les nominés et le contexte du prix
Le prix Eos, dans le cadre du prestigieux Prix de thèse flamand, en est à sa quatrième édition avec un record de 69 candidatures en sciences dures. Les autres nominés étaient : Vincent Van Eylen (KU Leuven, « À propos des étoiles vibrantes et de leurs planètes »), Katrien Scheerlinck (UGent, « Les femmes enceintes souffrant de troubles alimentaires : le groupe de patients oubliés ? »), Jeroen De Smet et Emmanuel Annaert (UGent, « Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort ? Pomper plus vite n'augmente pas les chances de survie pendant la réanimation ») et Stijn Olyslaegers (UGent, « Cultiver des plantes sur le courant électrique »).
Le grand prix flamand de thèse (2 500 euros) a été décerné à Lynn Verrydt pour sa recherche sur la responsabilité pénale internationale des entreprises, remise par le vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte. Jonas Joos a gagné le prix Agoria (technologie) et Gwen Muylaert le Klasseprijs (éducation). (rvb)
[]