L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la propagation du virus Ebola en Afrique de l'Ouest comme une urgence de santé publique de portée internationale.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest comme une urgence de santé publique internationale. Une réponse internationale coordonnée est impérative pour empêcher la propagation à d'autres pays.
Les conséquences d'une propagation mondiale seraient "très graves" en raison de la haute contagiosité et de la létalité de ce virus. Néanmoins, l'OMS déconseille toute interdiction des voyages ou du commerce en Afrique de l'Ouest. Tous les pays où la transmission interhumaine a été confirmée doivent toutefois proclamer l'état d'urgence.
Durant les deux derniers jours, le comité d'urgence de l'OMS s'est réuni pour évaluer cette épidémie qui a déjà causé près de 1 000 décès en Afrique de l'Ouest. Selon la directrice générale Margaret Chan, toutes les recommandations du comité ont été adoptées. La déclaration d'urgence par l'OMS permet d'instaurer des mesures sanitaires internationales contraignantes :
• Les pays affectés doivent contrôler tous les voyageurs aux frontières pour détecter Ebola, au minimum via un questionnaire et une prise de température.
• Les personnes guéries d'Ebola ne peuvent voyager qu'après deux tests négatifs espacés de 48 heures.
• Les contacts des patients Ebola sont interdits de voyage pendant 21 jours.
• Les pays touchés devraient annuler les grands rassemblements publics jusqu'à la fin de l'épidémie.
• Les inhumations de victimes d'Ebola doivent être réalisées par du personnel formé.
• Le transport de corps entre pays est interdit sauf avec des protocoles de sécurité stricts.
Cette épidémie représente la pire de l'histoire en Afrique de l'Ouest, avec 932 décès officiels et plus de 1 700 cas confirmés depuis le printemps, selon l'OMS.
