Une vaste étude européenne établit un lien clair entre la pollution atmosphérique et les maladies pulmonaires, particulièrement chez les enfants et les adultes.

Exposition précoce à la pollution de l'air : poumons moins performants à l'âge adulte
Les enfants exposés à une pollution excessive pendant leur croissance – due à la fumée de tabac ou aux gaz d'échappement – développent des poumons moins efficaces plus tard dans la vie, augmentant ainsi le risque de pneumonie et d'autres affections respiratoires.
Cette méta-analyse, menée sur la santé pulmonaire de milliers d'Européens, confirme cet effet néfaste chez les adultes également. Les personnes obèses y sont particulièrement vulnérables, en raison de leur sensibilité accrue aux infections respiratoires.
"Même si la pollution en Europe est bien moindre qu'en Asie, ses effets sur les poumons restent évidents", explique Nicole Probst-Hensch, auteure principale de l'étude à l'Institut tropical et de santé publique suisse (Unisanté). Les résultats sont publiés dans la revue European Respiratory Journal.
Cette recherche s'inscrit dans le projet ESCAPE (European Study of Cohorts for Air Pollution Effects). Des scientifiques de huit pays européens ont mesuré l'exposition aux particules fines et oxydes d'azote, en tenant compte du trafic routier. Les données de santé respiratoire de 7 613 participants ont été corrélées à ces niveaux de pollution.
Pour cela, les experts d'ESCAPE ont compilé les résultats d'études antérieures, dont les ECRHS I et II (1992-2004), évaluant la santé respiratoire européenne sur deux décennies. L'Université d'Anvers a contribué à cette analyse rigoureuse. (adw)