Les dermatologues doivent adapter le traitement du carcinome basocellulaire en tenant compte des caractéristiques individuelles des patients et des tumeurs.

Environ une personne sur cinq développera un carcinome basocellulaire, un cancer de la peau souvent lié à une exposition excessive au soleil. Généralement peu agressif et superficiel, il provoque toutefois démangeaisons, douleurs et saignements.
Autrefois, l'excision chirurgicale était systématique, laissant souvent des cicatrices inesthétiques. Aujourd'hui, des alternatives non invasives existent : thérapie photodynamique (PDT), crème à l'imiquimod ou crème au 5-fluorouracile (5-FU). Le choix dépend traditionnellement de l'expérience du dermatologue.
Marieke Roozenboom, chercheuse au Maastricht UMC+, a évalué ces thérapies sur des centaines de patients. Résultats : succès de 58 % pour la PDT, 68 % pour le 5-FU et 80 % pour l'imiquimod. Moins coûteuse que la PDT, cette dernière devrait être privilégiée plus souvent. L'étude recommande une approche personnalisée basée sur les profils patients/tumeurs pour optimiser les résultats. (ev)