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Les masques faciaux sont-ils dangereux pour les enfants ? La vérité sur les rumeurs

Des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux au sujet d'effets néfastes présumés des masques faciaux sur la santé des enfants d'âge primaire. Vraiment ?

D'où viennent ces allégations ?

Une chaîne de lettres circule sur Internet, alarmant sur les dangers de l'obligation du port du masque pour les enfants du primaire. Elle évoque des effets néfastes sur la santé, dus principalement à une respiration difficile à travers le masque (en tissu ou chirurgical).

  • Lors de l'inspiration, nous absorbons de l'oxygène ; à l'expiration, nous rejetons du CO2. Selon ces auteurs, le masque compliquerait cet échange, entraînant un accumulation de CO2 entre le visage et le masque et un manque d'oxygène dans les poumons.
  • Les conséquences invoquées : troubles de concentration, d'apprentissage, voire démence précoce due à des lésions cérébrales futures.
  • L'immunité contre les infections diminuerait par acidité sanguine due au CO2, favorisant virus, bactéries et champignons.
  • De plus, bactéries et champignons proliféreraient sur les masques après 20 minutes, inhalés par les enfants.

Selon eux, les masques présentent plus de risques que d'avantages scientifiquement prouvés.

Comment interpréter ces affirmations ?

Recommandations de l'OMS

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande les masques pour les enfants (dès 6 ans) en cas de forte circulation virale et d'impossibilité de respecter les distances. Chez les plus jeunes, ils sont difficiles à porter correctement, limitant le jeu. Non recommandés pendant le sport.

Vidéo de l'OMS sur les masques pour enfants : Lien OMS.

Obligation scolaire en Belgique et ailleurs

Depuis octobre 2021, en Belgique, France, Italie, etc., les masques sont obligatoires pour les enfants dès 6 ans. Aux États-Unis, parfois dès 2 ans. Ces mesures génèrent des messages alarmistes, inquiétant les parents.

Impacts positifs

Des études sur l'obligation du masque à l'école montrent une réduction des infections au coronavirus.

  • Les masques font partie d'un ensemble de mesures (ventilation, etc.), rendant leur effet isolé difficile à quantifier.
  • Peu utiles en extérieur.

Impacts négatifs

Études sur les effets négatifs :

  • 25 à 50 % des enfants n'aiment pas le masque : inconfort (chaleur, humidité), sensation claustrophobe ou panique légère.
  • Aucune preuve de maladies liées au port du masque :
    • Remplacer quotidiennement les masques chirurgicaux, laver régulièrement les tissus.
    • Éviter les masques trop humides.
  • Pas d'augmentation des infections respiratoires.
  • Le masque n'entrave pas l'échange gazeux O2/CO2 : gaz traversent facilement le tissu ou papier (plus petits que les coronavirus dans les gouttelettes).
    • Pas de hypoxie, troubles d'apprentissage. Les chirurgiens portent des masques des heures sans problème.
    • Impact sur l'immunité : mythe.

Conclusion

En Belgique et ailleurs, les enfants dès 6 ans portent le masque à l'école. Beaucoup n'aiment pas, mais la science confirme : réduction de la propagation virale sans impact négatif sur la santé. Échange gazeux préservé, immunité intacte, apprentissage non affecté.

Références
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